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CHAPITRE PREMIER

Accoudé...

Assez pesamment accoudé au balcon ae sa maison de la Kerzersgracht, M. Jan Willem Corn tirait des bouffées denses d'un cigare qui rougeoyait dans la vesprée, (il avait toujours détesté la pipe).

Ses yeux erraient ; il paraissait songer, cependant que survenait la marée du soir. A ses pieds, devant lui, c'était la rue, avec de rares passants à cette heure ; le quai planté de bornes et d'ormes ; un canal somnolent dans la brume sous le ciel flasque et gris, puis l'autre quai, avec ses arbres et ses maisons, déjà imprécis et pleins d'ombre.

A de longues reprises le regard de M. Jan Wiiiem Corn se fixait sur l'eau immobile. Il la considérait avec un calme insistant, comme un objet familier ; il en scrutait la profondeur stagnante.

M. Jan Willem Corn avait aujourd'hui cinquante ans, qu'il ne révélait en rien, à peine grisonnant, de taille droite et de corpulente robustesse. Parfois, seulement, sa figure devenait comme une loque, avec des yeux pareils à des portes s'ouvrant sur quelque abîme de désolation.

M. Jan Willem Corn n'était pas un homme mystérieux.

11 ne l'était pas aux citoyens qui ne jugent rien plus clair que de posséder une demeure somptueuse, des rentes avérées, quelques bons navires voguant à pleine cargaison sur toutes les mers du globe et, en outre, la réputation consistante de solide payeur aussi bien que d'un gaillard aux entreprises extraordinaires et heureuses.

Certes, depuis un couple d'années qu'il s'était installé à Amsterdam, demeurant hors de toute intimité, seul avec un domestique et

une vieille servante, la curiosité avait fermenté ; mais, par force, elle s'émoussa : car Pieter Peets était chiche de révélations et, quant à la nommée Esther Broch, elle ne répondait pas du tout. Entre personnes très informées, on se confiait qu'il avait commencé « par rien » : or, lorsqu'on a réussi, il n'est point répréhensible d'avoir eu des débuts difficiles, ou discrets excessivement. Il passa, en définitive, pour un original qui avait su faire ses affaires.

Mais Jan W. Corn était un homme mystérieux.

Mystérieux, à ceux qui, ayant pu surprendre Taltération fugace de ses traits,avaient senti qu'on ne contient point tant de terreur, pour n'avoir, dans sa vie, traversé que de simples vicissitudes. Et même quelques -uns s'affirmaient, à fond d'âme, qu'il devait avoir connu des choses terribles, et perpétré, le long de la grande étendue des terres et des océans, toute une kyrielle de forfaits inconnus. Ces faiseurs d'atroces suppositions étaient d'ailleurs ce qu'on peut appeler des poètes, sorte de gens portés à s'illusionner sur l'importance des

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signes et sur l'acuité des impressions qui en résultent. Et ils pesaient — très naïfs en cela — les actions présumées de Jan Willem Corn, à leur balance... « Un effroyable passé !... du sang !... » Ce sont de bien vides paroles, quand la minute a reculé dans l'arrière-boutique du temps.

Un jour, Jan W. Corn s'était dit « Je suis fatigué. »

Alors, il liquida la plupart de ses entreprises, et revint à Amsterdam. Il fallait bien se fixer quelque part, et il découvrit un attrait insoupçonné à la ville aux nombreux canaux. Il revit la Ruyters-Kade où il avait galopiné tant et tant. Peu d'aspects s'y étaient modifiés. Une ancienne borne permanait, sur laquelle, s'étant jadis cassé le nez, il avait saigné abondamment : il s'étonna même de ne plus retrouver les taches brunes. Il passa près de la maison des Broch qui avançait maintenant un ventre démesuré, comme hydro pique.

Ce fut là,dans la Rappenburgerstraat, qu'il rencontra Esther Broch.

Elle occupait, infime locataire, le plus sor-

dide des taudis, en cette maison qui lui appar. tint. Le patron disparu, son commerce avait périclité . La saisie et la vente arrivèrent ; et elle était tombée dans une misère sans fin.

Elle vivait en faisant des ménages. Et, pour emmurer sa désolation, elle avait pris l'habitude de se griser tous les jours.

La première, elle le reconnut : elle avait poussé un grand cri, puis elle se jeta sur ses mains qu'elle baisait en pleurant. (Elle était humble, à présent, et quand il l'eut recueillie, pour lui faire partager avec Pieter Peets la conduite de son ménage, les rapports, entre eux, de maître à domestique s'établirent naturellement.)

Gomme un os à ronger, il lui avait, à ses questions, jeté quelques épisodes de son existence.

Ensuite :

— Pieter Peets, qui est un bon homme, te dira, aux veillées, d'autres histoires. Cependant, Esther Broch, tu tiendras ta langue.

D'ailleurs il savait la recommandation quasi-superflue: il pouvait se fier à elle ; car.

partie de son reveau, et depuis longtemps ayant désaimé l'or, il pensait cependant qu'il convient d'apporter en toute chose une stricte conscience d'opérateur.

Lorsqu'un de ses bâtiments venait à quai, il assistait volontiers à l'arrimage ou au déchargement des cargaisons. Il montait sur le pont, humer les relents des mers et de l'espace. Il affectionnait les cris de la machinerie, le lourd acier étincelant qui se meut avec sagesse.

Et quand l'hélice faisait écumer le flot vert, et que toutes ancres levées, le navire démarrait, Jan W. Corn, au bout de la jetée, l'accompagaait d'un grand regard.

Dans le calme de l'ambiance et de la cité grise, la mémoire fermée à l'ère des aventures closes, quiet d'un avenir qui lui apparaissait uniformément plan, il avait d'abord eu foi en un heureux achèvement de son existence.

Pourtant, il lui arriva bientôt de se demander à quoi lui servaient la fortune conquise, ces efforts, ces fatigues et ces luttes. S'entendre appeler Monsieur Corn, avec des saints gonflés !». . Posséder un fauteuil très commode

dans un tiède fumoir I Une grande désolation le visita en présence du néant — qui se découvrait peu à peu — de toute œuvre accomplie, et la pensée d*Annie lui revint.

Il n'avait pas prévu cet épisode nouveau. Il comprit qu'il avait commis une lourde erreur, en évitant de crever dans la peau de Taventurier Jan Willem Corn. Il avait tout à craindre de ce retour obsesseur. Rentrant — dedésœùvremeiit — en lui-même, il venait d'y trouver Annie, cloîtrée et vivante toujours.

Ce fut une nuit, qu'il songea plus fort, plus ardemment, et avec plus de douleur que jamais à la seule femme qu'il eût aimée, cette Annie à la chevelure fauve. Elle l'avait fui, sans cause et sans trace. Il supputa des probabilités. Etait-elle encore en vie? Il n'en douta pas. Il évalua son âge : il l'avait prise à dix-sept ans, et ici, des ferments de luxure germèrent. Vingt années ! Elle pouvait encore être belle. Il lui fallait la vérité. Quel tourment, de s'en aller sans le mot de l'énigme . Il la retrouverait.

Cependant, l'exaltation ayant molli, et quand il mesura les^diffîcultés de ce projet.

il se jugea d'abord un enfant. Où aller? C'était tout l^univers qui se déroulait entre son désir et lui I Et le temps, qui opprimait tout cela de son envergure ! Se fier au hasard, aller droit devant soi, voilà Thumiliant procédé qui seul lui demeurait loisible.

Quelques semaines, il parvint à raisonner sa passion montante. « Inutile de lutter contre le plus fort )),se persuada-t-il, ensuite, sagement.

En effet, il ne vivait plus que dans une pensée fixe : la découvrir, la revoir.

Il se haït d'avoir pu rester si longtemps dans cette indifférente torpeur. Et il éprouvait une sorte de volupté à se trouver faible, lâche, un homme qui ne possédait ni l'orgueil ni l'intrépidité du ressentiment. — Elle l'avait trahi, le détestant peut-être ? Qui sait, si à cette heure, elle n'exécrait pas jusqu'à son souvenir? — N'importe, il décida qu'il partirait.

Partir !

C'était rimmanent résultat des longs jours sédentaires, qu'il avait jugé opportun de s'imposer. Mais déjà il s'étonnait d'avoir voulu ce confinement embourgeoisé au cœur d'Ams-

terdam, la vieille ville de la vieille Europe décrépite... Bah ! une crise de calme, parbleu, comme d'autres subissent des accès de volonté...

Ayant humé le crépuscule, Jan W. Corn, sur le coup de sept heures, se mit à table, devant son couvert unique, en la salle à manger éclairée bellement. Pieter Peets lui servit, avec beaucoup de prévenance, une fumante soupe aux choux, le chef-d'œuvre journalier d'Esther Broch, où de gros morceaux de lard surnageaient comme des îlots ; une carpe étonnante ; un gigot de mouton agrémenté de pommes de terre soufflées; un gâteau au chocolat. Et, durant le repas, il remplissait attentivement le verre de son maître avec le vin d'une bouteille poussiéreuse à souhait.

Jan W. Corn, au café, se décida à questionner le compagnon de l'époque lointaine, le seul témoin de sa passion, celui qui l'avait vue naître et fleurir.

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Depuis le jour ancien, pas un mot n'était tombé, entre eux, au sujet de la chose — lui, buté, etPieter Peets se souvenant exactement de l'avis : «je te brûle la cervelle si... etc. »

Aujourd'hui, il allait apporter à Annie le sacrifice de son orgueil des fortes années. Il lèverait l'interdiction. Il se montrerait, devant son fidèle, petit, ainsi qu'il convenait.

Donc il dit, d'un ton qui ne lui était pas coutumier, solennel quelque peu :

— Pieter Peets : te rappelles-tu le temps où nou^ étions à Gênes.

— Oui, fît celui-ci, avec une mélancolie surprise.

— Je songe, Pieter Peets, à.... Annie. Oui, et je voudrais que tu me dises...

— Maître, vous m'aviez interdit...

Jan W. Corn l'interrompit avec un grand embarras douloureux :

— C'est vrai ! c'est vrai !... Mais, à présent, je permets.

Pieter Peets indiqua qu'il attendait d'être interrogé de façon précise.

— Tu sais, reprit Jan W. Corn, que cette femme... qu'Annie,... je l'ai aimée...

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Et il ne put empêcher que sa voix ne tremblât.

— Oui, Maître, je sais.

— Eh bien ! je voudrais... je veux... la retrouver.

— Ah!

Une sensation très étrange éprouvait Jan W. Corn, à reparler de ces amours finies, sur lesquelles pesait un silence de vingt ans. Il expliqua ;

— Vois-tu, Pieter Peets, mon ami : dans le temps... quand Za chose est arrivée, je me suis senti trop blessé, sur le cpup. J'étais jeune ! Et plus fier qu'il ne fallait pour laisser paraître... ma douleur. Trop jeune ! trop fier! Je n'ai pas voulu, tu comprends, Pieter Peets, que l'on put me plaindre ; j'ai caché tout ce que je souffrais, je ne sais pas où, quelque part d'où je croyais en vérité que ça ne reviendrait plus ! Aujourd'hui je me repens.

Je paye. Pieter Peets, sais-tu quelque chose?

Pieter Peets fit gravement :

— Je pense — puisque vous me donnez, n'est-ce pas? la liberté de causer — que je

sais comment... à la suite de quoi, plutôt... elle est partie...

— Tu savais, cria furieusement Jan W.

Corn, et tu ne...

— Je n'ai pas osé... Pardonnez-moi !

Jan W. Corn grommela :

— Rien à te pardonner, double nigaud.

C'est moi qui suis une brute. Allons : raconte !

Et Pieter Peets raconta...

Le lendemain du départ de Jan W. Corn, une Victoria attelée de deux splendides chevaux avait stoppé devant la villa. Il en descendit un homme paraissant jeune, mais voûté, aux joues creuses et dont la barbe et les cheveux tiraient sur un roux très pâle. Un valet le soutint pour gravir les trois marches du perron. 11 entra et demanda à parler à Mme White, disant : « Je suis le comte Valkine. » ; et, de vue et par ouï-dire, Pieter Peets le connaissait déjà : c'était un très opulent étranger, venu sous ce climat pour essayer d'y puiser quelques souffles de vie ; poitrinaire d'ailleurs au dernier degré, on le disait condamné par tous les médecins de la

terre. Demoiselle Annie ne refusa pas de le voir.

— Je me trouvais dans la chambre voisine, continua Pieter Peets, et je ne peux pas dire que j'aie écouté à la porte, mais ils parlaient assez haut et je pouvais entendre. Et, quand j'ai entendu, je n'ai pas eu Tidée de m'en aller.

— Tu as dit : le comte...

— Le comte Valkine. Son nom de baptême était... Dimitri, oui. Maître, les paroles qu'ils ont échangées, je les ai copiées, depuis, surun bout de papier. Parce que, voyez-vous, je me défiais de ma mémoire et quelque chose me conseillait : « Ecris-les, Pieter Peets. Plus tard. Il voudra peut-être savoir... »

Et, dégrafant son gilet de tricot, Pieter Peets tira d'une poche intérieure un chiffon fripé, et plié en plusieurs doubles.

— Je vais vous lire ça. Maître ?

— Oui.

Avec les hésitations d'un écolier épelant, il déchiffra son grimoire :

(( Elle a dit — ils causaient en anglais — :

« — Monsieur, qu'y a-t-il pour votre ser- (( vice ?

« Le Monsieur a répondu :

(( — Madame je viens vous dire que je vous « aime.

« Alors Elle a dit :

« — Monsieur, vous êtes un insolent et un « lâche. Et c'est probablement parce que vous « savez que mon mari est absent...

« L'homme roux a répliqué :

« — Madame, je ne suis pas un insolent, je (( ne suis pas un lâche ; mais je suis un mal- « heureux, oui. J'en ai encore pour un an « de vie, d'après des prévisions trop favora- « blés. Je vous aime, je suis venu vous le a dire. J'ai risqué tout, de grand cœur. Si vous « jugez devoir me dénoncer à votre époux, <K faites-le : il se peut très bien qu'il me tue I « Qu'est-ce que cela me fait de mourir un peu « plus tôt ?

« — Mais enfin. Monsieur, a-t-Elle dit a d'une voix qui m'a parue changée...

« Il a dit, avec aplomb :

« — Madame, je vous aime, je vous supplie « de partir avec moi.

« Je m'attendais à ce qu'elle m'appelât, « pour le porter dehors. Mais Elle a seulement « dit :

« — Monsieur, vous êtes vraiment fou... et « je ne comprends pas que je vous laisse par- « 1er ainsi. Je vous prie de vous en aller.

(( L'homme a dit :

« — Je m'en vais m'en aller. Ecoutez un « presque moribond. Ma prière est insensée, « je II sais. Mais croyez-moi : je ne suis ni « un menteur, ni un roué. Cette faiblesse et « cette pâleur dont je suis affligé, ne sont « pas un stratagème. Je vous ai vue une fois, c( une^seule.,. comme vous passiez dans votre « petite voiture... Je me suis informé, je suis « venu. Je m'appelle le comte Dimitri Vaille kine ; je vais retourner dans ma patrie, en « Russie, à Lazovsk, où je suis né,. où je veux « mourir...

a Elle se taisait. Et puis. Elle a dit, assez « doucement :

« — Monsieur, vous m'avez vraiment tou- « chée. Mais je ne puis rien pour vous. D'aila leurs, vous allez guérir...

« — Non. Mes jours sont comptés. Vous

(( auriez illuminé les dernières heures d'un « misérable. Vous ne le voulez pas !

« El, en se dirigeant vers la porte, il répé- <c tait — (ayant fait grand effort pour parler, « il toussait et il crachait énormément, dans « son mouchoir) :

(( — Adieu, Madame. Je suis tout de même (( heureux de vous avoir vue, de vous avoir « parlé : et j'emporterai au moins, dans la « tombe, une image vivante de vous !

(( Sur le seuil, Elle s'est avancée et lui a « dit :

(( — Adieu, Monsieur. Dieu m'est témoin « que je vous crois et que je vous plains.

(( Le comte s'est penché sur sa main et y a « déposé deux baisers...

« Puis il est sorti du salon d'un pas chan- « celant. Je l'ai reconduit jusqu'à sa victo- (( ria. Il m'a donné 20 livres. Quand je suis « rentré, j'ai vu par la porte demeurée (( ouverte, qu'Elle semblait agitée et pieu- (( rait. ))

Il se tût, ayant lu non sans une intime satisfaction de son style : car tout le monde se pi-

que de bien écrire. Il tendit le papier à Jan W. Corn. Celui-ci lui fît signe qu'il n'en voulait pas. Alors il le replia, et le réintégra dans son logement de laine ; puis il se boutonna lentement.

Jan W. Corn n'avait point fait un seul geste révélant Pâme. Maintenant, il réfléchissait. La vérité devait être simple, et moins sombre qu'il Tavait cru. Ah! pourquoi avoir tant tardé.... Un soupir profond comme un puits s'exhala de sa poitrine.

Et il demanda, enfin :

— Combien de jours, après cette scène, s'en est-elle allée ?

— Un jour.

— Tu ne la surveillais donc pas? Tu ne soupçonnais rien?

— Maître, je ne m'imaginais pas qu'EUe aurait pu jamais l'aimer...

— Imbécile ! Elle ne Pa pas aimé ! s'écria violemment Jan W. Corn.

— Je... je voulais dire...

— C'est bon, c'est bon !... Mais, la lettre ?

— Un gamin Ta apportée... Elle était partie, une heure avant, avec son ombrelle rouge,

en me disant : « Je vais me promener, Pieter Peets...»

Jan W. Corn, clairement, comprenait :

harassée par des remords, — c'était une femme, après tout, — elle avait voulu se racheter par Toffrande de son bonheur.

Et il se mit à expliquer — par un besoin subit d'être conimunicatif. — ses suppositions à Pieter Peets.

— Ah ! ah ! Je vois maintenant que j'ai dit une bêtise, fit celui-ci, convaincu, et stupéfait, dans sa candeur, qu'on pût induire aussi sûrement. ..

Un souffle vivifiant d'espoir circulait dans les veines de Jan W. Corn, comprimant le sourd regret de l'Irréparable et de l'Enfui.

Il dit :

— Pieter Peets, tu prépareras la valise. Je pars demain.

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