JOURNAL D'UN VIVEUR
Journal d'un Viveur.
Quelques lettres composent ce chapitre. — Je les reproduis non seulement parce qu'elles émanent d'une personnalité célèbre à la Cour des Tuileries et fameuse, dans l'entourage de M. Gambetta, depuis la chute de Napoléon III, mais parce qu'elles donnent la note caractéristique qui particularisait les hommes de plaisir, sous le Second Empire. Ces lettres montrent, mieux que tout exposé littéraire, la valeur, la qualité morales de ces hommes.
Comme celui qui les a écrites fut, en même temps que l'enfant gâté de l'entourage impérial, un brillant soldat, elles aideront à retracer la physionomie intime d'un monde, d'une société presque entièrement, aujourd'hui, disparus.
Ces lettres sont adressées à M. le mar([uis de M..., et leur provenance comme leur désignation leur prêtent un tour piquant, amusant, que tout commentaire affaiblirait.
Sans date.
« Mon cher X...,
«... J'aurais bien mieux aimé que la salle du Théâtre Lyrique, samedi dernier, fût à Arles ; plus tôt {sic) que d'y transporter le poème, j'aurais pu aller regarder de jolies épaules.
« Il y a disette, ici.
« ... Comment va votre ménag-e? Couci