XIV INTRODUCTION
tablit, au dedans d'abord, par la complaisance, au voisinage de l'objet bon ; il le poursuit d'une certaine façon par le désir; il organise sa conquête au dehors par une activité que la raison règle; il le possède enfin, se reposant en lui par la joie.
L'amour est, proprement, non la joie de la possession, non la possession, non le désir, mais la complaisance fondée sur le lien naturel des biens avec la raison, de ce qui convient avec ce qui est en nous juge des convenances
Ces analyses sommaires pourraient prêtera des études indéfinies qui ne sont pas de mise ici; notre vœu est plus pratique; nous voulons étudier l'amour non en métaphysiciens ou en psychologues, mais en moralistes, et, moralistes chrétiens, nous voulons contempler dans le surnaturel ce qui s'y trouve plongé ne le voulût-il pas, ce qui s'y rattache soit pour sa glorification et son bonheur, soit pour sa chute.
Notre travail consistera donc à étudier l'amour premièrement en Dieu, où il est vivant;
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deuxièmement dans la nature, où tant de mystères le cachent; troisièmement dans l'homme, où, bien évidemment, aura lieu de s'attarder notre étude.
L'amour humain devra épanouir pour nous son arc-en-ciel. Nous ressouvenant de sa source, nous devrons lui demander de s'y référer en retour, et l'amour de Dieu, après l'amour en Dieu, deviendra notre thème.
Ensuite, l'amour selon Dieu retiendra notre attention, et là surtout il faudra prolonger la recherche.
L'amour selon Dieu peut s'adresser à tout ce que Dieu a créé, à tout ce qu'il fait entrer dans nos vies, à tout ce que sa providence ou notre volonté raisonnable, qui est providence aussi, ont rapproché plus ou moins de notre cas, nous le rendant partiellement identique.
L'anhour de soi-même en Dieu; l'amour de nature sanctifié à l'égard du prochain; l'amour de choix ou amitié; l'amour familial, qui se subdivise en amour conjugal, paternel, maternel, fraternel, filial, etc.; l'amitié sociale