LA DERNIERS RAILLERIE DE LA DESTINÉE
Rosine écouta avec angoisses, mais elle n'entendit rien. Dès que la nuit était revenue dans la chambre de l'étudiant, la lutte avait cessé. Rosine s'imagina qu'en ouvrant sa porte elle entendrait Ja fin de la scène, car la porte d'Edmond La Rocho était sans doute demeurée ouverte. Elle descendit du lit et courut siu* le seuil. La voix du jeûna homme et de sa maîtresse — le lion et la tl-
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gresse — hd arriyèrent, mais adondes CGSzmie par enchantement Elle n'en revenait pas. £Il6 avança sur l'escalier, — et, sans le vouloir, — die 06 trouva (levant la porte d'Edmond La Boche.
On avait allumé une bougie, on avait re&rmé la porte, et — on s'embrassait I —
— C'est impossible ! dit Aosine.
Bn amotu*, il n'y a que l'impossible qui soit poMiblf.
Oui| on s'embrassait. Quand Edmond La Botthtd ^ qui était bien le plus insouciant et le plus ws\^ê^ des cœurs du pays latin — avait vu que Ho^iti^ était partie , soit qu'il n'espérât plus la tvt¥x>uv^i% soit quHl craignit de perdre à jamais U (Wte Amoureuse, soit qu'il s'amusât â ce jeu <%^i>^nl d« passer de la fureur â l'amour, il s'était ^v\^^!)^ 4« k main de sa maîtresse , —cette m/m <j<\\\ 4ix^l bïèdée s(His la siennci — mais cette
fois avec le doigté le plus caressant du monde. Voici ce que Rosine entendit :
— Puisqu'elle est partie, je m'en vais.
— Puisqu'elle est partie, ne t'en va pas. Et im éclat de rire.
Ce fut le demiçr coup de poignard. Rosine ne s'évanouit plus. Elle redescendit, ou plutôt elle se laissa glisser à la rampe ; elle rentra à moitié morte, elle jeta un châle sur ses épaules et se mit à écrire.
Elle croyait qu'elle n'avait plus qu'un jour à vivre, et elle ne voulait pas mourir sans avoir fait son testament.
— Son testament! direz-vous, c'est une ironie, puisqu'elle mourait de faim.
C'était le testament du cœur.