‹ L'amour comme il estChapitre 18 sur 21 · QBE LA ROBE DE BÉNÉDICTIN CACHE SOUVENT DES BLESSURES MORTELLES · texte numérisé non relu

QBE LA ROBE DE BÉNÉDICTIN CACHE SOUVENT DES BLESSURES MORTELLES

A cet instant, la solennité des débats fut singulièrement troublée par l'apparition d'un spectateur inattendu. Tous les regards se tournèrent vers le nouveau venu, qui n*avaitpas l'air de rechercher le bruit; il ne venait pas là pour se mettre en spectable. C'était un bénédictin jeune encore, mais pâle à faire pitié. Était-ce le jeûne ou la passion qui l'avaient ravagé ainsi? Il y avait dans ses traits, sous un masque d'humilité, une certaine fierté noble et digne qui accusait delà naissance, de l'esprit ou de la douleur. Quoique la foule fût très-pressée, il la traversa sans exciter trop de murmures; il s'arrêta à vingt pas de Marie de Joysel, la contempla d'un doux et triste regard, s'appuya sur la grille qui séparait les juges des curieux, pencha le front en soupii ant et parut se recueillir.

Marie, tiès-émue par la scène terrible où elle venait de se voir si amèrement accusée par ses enfants, ne prit pas garde de prime abord à cette nouvelle figure qui venait varier encore la galerie des curieux ; mais, peu à peu ayant tourné ses yeux voilés d'une larme, elle tressaillit à la vue du bénédictin. Henri Thomé, qui la regardait alors à la dérobée, fut surpris de sa pâleur

soudaine ; par son air inquiet, il sembla lui en demander la cause. Quoiqu'elle eût toujours les yeux fixés sur lui, elle ne prit pas garde à cette inquiétude : elle continua d'observer le bénédictm, qui semblait lui rappeler de terribles souvenirs.

— Si c'était lui I dit-elle tout effrayée et toute joyeuse. Si c'était lui!

Elle passa ses mains sur ses yeux, comme pour s'assurer qu'elle ne dormait pas ; que tout ce qu'elle voyait, ses enfants qui la maudissaient au nom de leur père sans verser une seule larme, ces juges qui faisaient tant de bruit autour d'elle et pour elle, ces curieux si bien parés qui se croyaient presque à la comédie, ce bénédictin dont la figure lui bouleversait le cœur, n'était pas un des songes étranges de la prison.

— Je ne rêve pas, dit-elle, mais ce n'est pas lui. D'où vient et pourquoi vient cet homme?

Cependant les débats se poursuivaient avec ardeur. Je reproduis les passages curieux du plaidoyer de M^ Fournier, qui mérite d'être remis en lumière. Ceux de mes lecteurs qui n'aiment pas les avocats seront libres de passer outre.

L^ÉYANGILE

M'Fournier, répondant à l'avocat du tuteur, s'écrie : « Puisque la cour, par l'arrêt qu'elle a rendu en con-

naissance de cause sur la réquisilion des gens du roi, a autorisé l'union de ceux pour qui il parlait en leur permettant de contracter et de célébrer le mariage^ il ne devait pas craindre que l'opposition du tuteur et des parents paternels pût réussir; la cour sera indignée de cette entreprise, quand elle se représentera ce tableau infâme où l'on a dépeint une mère cbargée de tout ce que l'assassinat, le poison et l'adultère ont de plus criminel et de plus odieux : pour commencer ce tableau, on a mis le pinceau à la main de ses propres enfants ; pour le travailler et pour le finir, on leur a fait employer les couleurs les plus noires pour former les traits les plus hoi ribles que l'art puisse inventer.

« Cette cause est sans exemple : c'est la première fois qu'un tuteur a abusé avec tant d'emportement de la voix du sang, et a soulevé des enfants avec tant d'impiété contre leur mère.

« Mais les sentiments que la nature grave dans nos cœurs en les formant, le respect et la reconnaissance qu'elle nous inspire pour nos parents, ne permettent pas de présumer q?ie les filles de Marie, de Joysel aient part au tableau que l'on vient de tracer de leur mère.

« Il est de l'intérêt politique que les mariages, qui donnent des sujets aux princes, des créatures à Dieu et des membres à l'Eglise, puissent être librement contractés, et ceux qui veulent s'y opposer, à moins qu'ils ne fassent voir des obstacles légitimes, sont coupables do plusieurs homicides : dans le nombre je compte celui des enfants qui auraient vu le jour si on ne s'était point 0])p06é à leur naissance.

« La première des raisons que l'on vient d'annoncer est tirée d'une loi que Dieu lui-même a prononcée par la bouche de celui de ses apôtres auquel il a communiqué le plus de lumières et de connaissances. Saint Paul, parlant aux Romains, dans le chapitre vu, a précis^^ment borné à la vie du mari la puissance qu'il avait sur sa femme, ne voulait pasqu'après sa mort on pût faire revivre son autorité éteinte pour la continuer contre la témme qui lui survivrait.

« La mort a ses droits aussi bien que la vie. Tant qu'un mari est vivant, il n'est pas juste que sa femme pour l'avoir trahi devienne, à la confusion de ce mari, la femme d'un autre ; sa douleur et sa vengeance ne peuvent finir qu^avec lui.

« Mais, dès le moment que la mort l'a enlevé à sa douleur et à son ressentiment, elle affranchit la femme de l'esclavage auquel il avait le pouvoir de la soumettre pendant savie; et, quand il n'est plus au monde, ses enfants ni ses héritiers ne doivent pas compter dans sa succession, parmi les biens de son patrimoine, les chagrins qui lui étaient personnels et qui sont enfouis avec lui dans son tombeau. Aussi le savant GrotiuSy sur ces mots de saint Paul, Soluta est a lege vin y dit fort à propos : Id est^ pœna adulterii. La mor!. du mari est une absolution pour la femme qui lui survit.

« Après cela, peut-on s'arrêter à deux actes sous seing privé du sieur Gars^ 11 a transcrit, dans son cabinet, l'aulhentique, et, après une sombre méditation, il a mis au dos de cette authentique : Est lex de Maria Joijsel, quam^ me mortuo, seqni volo. C'est une loi

pour Marie Joysel, que je veux qui soit exécutée après ma mort. — C'est ainsi qu'il s'érige en magistrat dans sa propre cause. Mais lui, qui parlait pour ainsi dire la loi à la main, ne devait-il pas savoir que sa magistrature, aussi bien que son pouvoir, finissait avec sa vie?

«L'aulhentiqueneditpointqu'unefemmeconvaincue d'adultère ne pourra jamais se remarier. Les lois pénales, comme est cet authentique, ne sont point sujettes à extension : au contraire, comme ce sont des décisions odieuses, elles doivent être restreintes et limitées, suivant l'opinion des jurisconsultes et des empereurs.

« Si le droit civil, dans sa dernière jurisprudence, îî'ôte point à la femme adultère la faculté de se remarier, la loi canonique, qui est celle que nous suivons pour les mariages, ne lui est pas moins favorable. Nous pouvons dire même, sur ce sujet, que la loi canonique a pour fondement la loi de Dieu.

« L'Écriture nous apprend que Dieu commanda au prophète Osée d'épouser une femme de débauche : le prophète l'épousa, et il en eut trois enfants.

« Le précepte que Dieu donna à ce prophète est peutêtre le sujetpar lequel le papeClémentlIIcompte comme une grandeœuvrede charité celle de se choisir une épouse dans un lieu de débauche. 11 veut même qu'une action si chrétienne soit suffisante pour obtenir la rémission de ses fautes, parce qu'elle met dans la voie du salut celle qui marchait dans le chemin de la perdition.

(( Suivant la décision de ce pape, bien loin qu'il y eût quelque chose à redire dans un mariage que l'on contracte avec ces victimes d'infamie qui ont un écriteau

sur le front, il élève hautement la vertu de ceux qui les épousent. Que peut-on donc trouver à redire dans le mariage que la cour a permis au sieur Thomé de célébrer avec Marie de Joysel ?

« Il la trouve dans un lieu saint, où elle fait, depuis dix ans, des exercices de piété et de vertu. Le couvent de Sainte-Pélagie est la prison où, pour parler le langage de l'Écriture, elle mange le pain de tribulation et boit l'eau de douleur.

« Depuis ce long espace de temps, elle lave ses fautes passées dans les larmes qu'elle a continuellement versecs, comme une véritable repentie.

« Lesparentspaternelsjouent ici un rôle bien odieux; ils oublient leur propre honneur, on peut dire leur religion, pour la sacrifier à la vengeance d'une injure qui les atteint de si loin, qu'elle ne les blesse pas; ils se présentent à la cour sous cette face.

« Ce qui est le plus surprenant, c'est qu'ils n'en rougissent point ; voilà tout ce qu'on dira contre eux.

« On a vu autrefois, devant le plus grand juge qui ait jamais paru sur la terre, des accusateurs, pleins de chaleur et d'emportement, être obligés de prendre la fuite et n'oser jeter la première pierre contre la femme adultère, quoique le Seigneur leur en eût donné le pouvoir.

(( Vous avez souffert que le sieur Gars^ qui était le seul ollensé, ait jeté la première pierre contre sa femme ; ne permettez pas que ses enfants, après sa mort, lui jettent une seconde pierre, qui lui serait une blessure plus cruelle que la première.

« Si ces enfants ont osé paraître en votre audience avec toute la témérité qui accompagne des accusaleurs indiscrets, obligez-les publiquement de prendre la fuite et de faire une retraite qui les couvre pour toujours de honte et de confusion. Ils reprocheront éternellement à leur tuteur de les avoir engagés dans une pareille démarche. Dans le compte qu'il leur rendra^ il pourra peut-être prouver la pureté de sa conduite dans l'administration de leurs biens ; mais il ne se justifiera point de la témérité qui luiti inspiré un procès qui donne une si grande atteinte à l'honneur de ses mineurs.

«Le père a satisfait à son devmr en satisfaisant à sa colère et à sa vengeance. Que vatre arrêt apprenne à ces enfants à faire leur devoir à leur tour ; qu'il leur imprime la tendresse et le respect qu'ils doivent avoir pour celle dont ils ont reçu le jour ; qu'il les fasse ressouvenir, tant qu'ils vivront, que le chemin que ce tuteur leur a fait Icair est celui du détestable Cham, qui s'attira la malédiction du Seigneur pour avoir révélé la turpitude de son père ; que votre arrêt leur fasse connaître que l'exemple qu'ils daivent suivre en cette occasion est celui (le Sem et de Japhet, qui, ayant couvert de leur manteau la nudité de leur père, furent comblés de grâces et de bénédictions.

«F « Punissez l'attentat qu'on a fait à la liberté. C'est la nature qui nous donne la liberté : elle seule nous la peut ôtcr avec h vie. Punissez la résistance qu'on a apportée depuis cinq mois à la célébration d'un mariage que vous avez autorisé.

« N'est-ce pas assez, pour des enfants, de se voir

revêtus des dépouilles de leur mère? S'ils la voient sans peine privée des biens temporels, si la dureté de leur cœur les porte à ne lui point faire de part, s'arrêtant à la rigueur de la loi civile plutôt que de suivre le penchantde la loi naturelle, pourquoi veulent-ils empêcher qu'elle ne participe à un bien spirituel, ce trésor précieux, ce don céleste? Je veux dire la grâce que Dieu, par la bouche de l'Apôtre, promet à ceux qui reçoivent le sacrement de mariage, qui pour cela est appelé un grand sacrement : Magnum sacramentum quod gratlam confert; ce sont les termes du concile de Trente.

c( Onze ans de pénitence ont disposé Marie de Joysel à recevoir cette grâce. Ne souffrez pas que des enfants s'opposent impunément à une si sainte résolution. Vengez publiquement la nature, que l'on a si lâchement outragée; vengez hautement la politique, dont on a ouvertement attaqué les lois ; et, confirmant l'arrêt que vous avez rendu, faites voir en cette occasion, ce que le publia a toujours reconnu dans vos jugements, que votre justice est de «soncert et va d'un pas égal avec les règles les plus saintes et les maximes les plus sacrées de notre religion. »

L'avocat des enfants Gars de la Verrière reparut d'un air plus triomphant que jamais. Le bruit venait de se répandre dans la salle qu'il allait porter une nouvelle accusation contre la pauvre Marie. Il se fit pour ses paroles un silence avide. Il débuta ainsi : -

« Si je n'en ai point assez dit contre cette femme, si mon plaidoyer, puisé dans la vérité comme dans l'indignation, n'a point convaincu messieurs les juges des

souillures ineCfaçablcs de Marie de Joysel, je vais \}oursuivre ma noble tâche au nom de l'humanité, qui ne veut pas qu'une pareille criminelle rentre dans son sein. Jusqu'ici je vous ai présenté Marie de Joysel comme une pécheresse sans âme et sans repentir, destinée à toutes les fureurs et à toutes les tortures de l'enfer ; maintenant je puis dire encore plus, à sa honte. Voyez ce manuscrit, qui devrait être écrit avec du sang, c'est l'histoire de cette femme racontéeparelle-mêmedans sonimpudeur. » Marie poussa un cri et tomba en défaillance ; Henri Thomé se leva avec indignation, le silence devint plus profond que jamais.

— Ce manuscrit, s'écria Henri Thomé, est la confession d'une pauvre âme qui se repent à un pauvre cœur qui console ; Favocat d'une cause indigne ne doit pas le souiller de ses mains ni le flétrir de son regard. Cette histoire n'est venue ici que par un vol dont je demande raison !

Le président rappela le jeune médecin à un langage plus digne du Palais ; il raconta ensuite comment le manuscrit était venu aux mains de l'avocat des enfants : cet avocat avait demandé le jour même une perquisition au domicile de Henri Thomé pour découvrir sa correspondance avec Marie ; on venait de saisir cette histoire, qui devait être une précieuse lumière pour la justice.

Marie de Joysel se leva à cet instant, se tourna vers l'avocat qui la menaçait avec le manuscrit ;

— Lisez, monsieur, dit-elle avec dédain. L'avocat, poursuivant, reprit la parole : « On vient

de vous dire, messieurs les juges, que nous insultions

au malheur ; mai<? la plus grande insullc que nous puissions jeter à la face de cette femme serait de lire tout haut cette histoire de boue et de sang qu'elle a osé écrire, qu'elle a pris plaisir à se raconter à elle-même dans les mortels ennuis de sa prison. Nous nous contenterons de vous lire quelques pages au hasard. »

Le bénédictin, qui jusque-là étaitdemeuré gravement et tristement incliné à la grille des spectateurs, demanda d'une voix sombre et glaciale à passer au banc des témoins, ayant, poursuivit-il, des révélations à faire à la justice.

Un huissier, sur Tordre du président, alla ouvrir la grille. Le bénédictin vint en silence s'asseoir près du chanoine Le Blanc, très-près de Marie de Joysel.

— 0 mon Dieu ! murmura -t-il en levant les yeux au ciel, donnez-moi la force d'apaiser mon cœur.

Comme il vit que Marie de Joysel, toute chancelante ilans les bras de madame de Montreuil, le regardait avec une grande inquiétude, il baissa son capuchon et détourna un peu la tête.

L'avocat se mit à lire cette page du manuscrit :

« Je passai la fin de l'hiver le plus tristement du monde, dans les larmes les plus amères. Hélas ! me le redirai-je à moi-même : la belle saison revenue, l'ombre de Montbrun s'éloigna peu à peu de mon âme ; je me sentis rajeunir. J'avais retrouvé une compagne du couvent, qui n'avait guère mieux tourné que moi ; j'allais la voir de plus en plus souvent ; elle avait une petite cour de cadels de famille qui ne donnaient pas de prise à la tristesse. Ils finirent par m'égayer un peu . Ne pouvant en

aimer aucun, je les aimai tous ensemble ; je devins pire que je n'étais : jusque-là j'avais eu la foi de l'amour, j'avais aimé avec religion; mais ce ne fut plus chez moi qu'une profanation de l'amour : je devins coquette, je pris plaisir au madrigal, je me fis de plus belle en plus belle; enfin, je m'étourdis follement, je perdis la tète : pour le cœur, il n'en fut plus guère question.

« Du matin au soir, et souvent du soir au malin, je m'abandonnai indignement à tous les jeux de l'amour, tournant à tous les vents, écoutant toutes les bouches trompeuses, prenant à peine le temps de songer au passé et à l'avenir, à Montbrun et à Dieu. J*oubliai jusqu'à mes enfants.

c( Mais ici la plume devient rebelle. A quoi bon, eu effet, retracer cette page la plus triste de ma triste vie? Que dirai-je de plus, si ce n'est que je passai toute une année dans les égarements des mauvaises passions? »

c< Vous l'entendez, messieurs les juges ! Nos accusations vont-elles jusque-là? Ce n'est pas tout, elle s'accuse d'un crime nouveau pour nous ; elle a assassiné son premier amant, Philippe de Montbrun ! »

Quand l'avocat eut bien péroré sur ce chapitre, le bénédictin se leva lentement, s'avança à la barre, promena tour à tour son regard sur le Christ et les juges.

— Qui êtes-vous? lui demanda le président avec une émotion qu'il contenait à grand'peine.

— Qui suis-je? répondit le bénédictin en jetant en arriére son capuchon. Demandez à Marie de Joysel.

Il se tourna vers la pauvre femme, qui poussa un cri

COMME IL EST 2'i5

sec et tomba à demi morte dans les bras de sa tanle et d'un huissier.

LE DEllNIER MOT DU PREMIER AMOUR

La curiosité fut plus vive que jamais; toutes les dames des galeries se levèrent à la ^is, dévorant du regard le sombre bénédictin et la pâ.-:; x^Iarie de Joysel. Henry Thomé était atterré, éperdu, hors de lui. Tout à coup, ne pouvant dominer son inquiétude, il se tourna dr'un air impérieux vers le bénédictin.

— Enfin, monsieur, qui êtes-vous ? lui demanda-t-il à son tour.

— Je suis Philippe de Monlbrun, répondit gravement le religieux; je suis Philippe de Montbrun : ainsi n'accusez pas cette femme de ma mort, n'accusez pas cette femme de ses fautes ; Dieu, qui l'a vue pleurer, lui a pardonné. Ne poussez plus loin votre colère ; je viens ici par la miséricorde de Dieu, selon les saintes lois de l'Evangde. Je suis plus coupable que cette femme, j'ai été le démon quand elle était encore un ange de beauté et de vertu ; j'ai été le serpent maudit qui l'a conduite au péché. Mais il y a eu un plus grand coupable que moi, mon cousin le procureur Pierre Gars de la Verrière. Le mariage est une loi divine et humaine qui unit dans l'amour l'homme à la femme; or le nrocu-

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