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ÉPILOGUE

La vérité apparaissait très claire entre les contradictions des deux complices.

Du reste, la justice, qui doit épuiser tous les moyens pour rechercher la vérité, résolut de mettre Gabrielle et Eyraud en présence dans des circonstances particulièrement dramatiques.

On décida de procéder en même temps à la confrontation et à la reconstitution du crime dans l’appartement de la rue Tronçon-Ducoudray. Ce fut une journée mouvementée.

D’abord, comme il arrive souvent, l’officier de paix du quartier, en voulant prendre des précautions trop minutieuses et en exagérant les mesures de police, attira l’attention de la

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foule. En quelques minutes, les boutiques se fermèrent dans le quartier, et plusieurs milliers de curieux furent massés aux alentours de la Chapelle expiatoire, lorsque les deux voitures, amenant les inculpés, arrivèrent.

Dans la première se trouvait Eyraud avec le juge. Dans la seconde j’amenais Gabrielle Bornpard, et, durant le trajet, elle m’avait raconté ce qui lui était passé par la tête pendant cette nuit où elle était restée seule à côté de la malle contenant le cadavre de Gouffé.

En apercevant Eyraud qu’elle n’qvait pas vu depuis des mois, Gabrielle pâlit un peu :

— Dieu ! qu’il est changé ! murmura-t-elle.

Quant à Eyraud, il détourna vivement la tète...

Il y avait un monde énorme dans la maison même, si bien qu’on étouffait dans la chambre du crime — - les architectes, les médecins, le concierge, les agents de police, les magistrats...

Ce fut devant tout ce monde que sur les indications d’Eyraud on reconstitua le crime, un de nos agents jouant le personnage de Gouffé...

C’est alors que se produisit entre les deux amants la scène violente attendue.

Quand Eyraud déclara que c’était elle qui

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