‹ L'amour dans la Divine ComédieChapitre 4 sur 33 · PRÉFACE. II · texte numérisé non relu

PRÉFACE. II

OU provençal ; et je crois pouvoir affirmer que la traduction en est impossible, j'entends une traduction qui fasse honneur à Fauteur et profit au lecteur.

On ne saurait traduire la Vita nuova elle-même, cette sorte d'autobiographie, pas plus qu'on ne pourrait traduire, en vers ou en prose, une partition d'opéra. De semblables tentatives en ont été faites cependant. Mais je pense qu'on peut regretter la somme de talent et de peine qui a pu y être consacrée.

Pour l'immense majorité, des lettrés comme des illettrés, Dante, c'est la Divine Comédie. Et il est permis de croire que, si Dante n'eût pas écrit la Divine Comédie, ses œuvres, en prose ou en vers, tout en restant encore d'un grand intérêt pour les érudits de son pays, n'en franchiraient probablement pas le cercle aujourd'hui, mais certainement ne dépasseraient guère les limites de sa patrie.

Et dans la Divine Comédie elle-même, bien qu'elle représente un tout, que le dessin en ait été arrêté d'abord, ou qu'il ne se soit fixé qu'à mesure, il faut bien distinguer la première partie, V Enfer, des deux autres, le Purgatoire et le Paradis, la

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