‹ L'amour et son train comedie en un acte, en vers (volume 2)Chapitre 101 sur 128 · MORAND AL · texte numérisé non relu

MORAND AL

Bah !... quoi donc ?... Cependant, depuis, que je vous.ai serré la main, j’ai comme un petit point Ib, au cœur... qui ro^oiûblerait à du regret... Ahl vous êtes bien heureux,' Dùriiésull, d’avoir un enfant et de vivre ! ’

MARCELLIN, le ccDur brtsé. ' ’ 1'

Oui, bien heureux!... c’est vrai!

! iH)/l

MORANDAl.

Veillez bien sur ces pauvres femmes,, n’est^e pas? soj» tout pour elles, un père, un ami... parlez-leur quelquefois.de moi,i. Allons ! allons !... nous ne sommes pas ici pour nous attendrir ! Tous nos officiers m’attendent pour fêter ma bienvenue.*» repas des Thermopyles... Vous serez des nôtres?

* MARCELLIN* . r * ï j j»i j'

Oh I non ! j’ai b faire ici tous les préparatifs derl’opérationl.;. il faut que vous réussissiez, au lieu de succomber, colonel;,. Tout n’est pas perdu, allez! . . '. "ts

MORANDAL. ' ’ (.1

Oui, oui, dorez-moi la pilule... en tout cas, au revoir !... dans une heure !... (£e serait du génie apporte le faüoty qu’il pose sur la.tabky qui est sous la tente.) Mon cheval 1..., C’est drédbj,il y a des gens qui prendraient au moins le temps de mourir!... et moi, je suis toujours pressé! Au revoir!

. KURCELLIN. ■

De tout cœur. (Morandal sort..iSeuli avec dése$poir.f9t .issis sous la tente.) J’ai un ûlsl et je vais mourir!... mourir sans l’avoir seulement embrassé!... üh! mais, quoi,

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de serrer la main à Morandal! n’ai-je pas juré dans mon cœur que cet homme Yivrait?... Allons, Matceiiin!... pas de faiblesse!... il vivra !... J’ai aussi un lesUment à faire, moi, il sera moins long que celui de M orandal. A Dieu mon âme 1 . . . mon corps au repos éternel !... ma mémoire à Thérèse!... tout le passé dans l’oubli!... [Il prend la lettre de Thérèse, la brûle au fallol.) C’est fini !... {Se levant et allant au fond.) Officiers ! soldaU ! & moi tout le monde !

.soufra vnz.

MARCELLIN, LES Soldats.

•- • • SARCELLm.

Messieurs, mes amis, savez-vous ce qui s’est passé ici tout à l’heure ?

DK OWICIEK.

On dit que !a bataille va se livrer, et qu’on donnera l’assaut au bastion.

KARCBLLIK.

Savez-vous qui?

Non!

tous.

MARCELLIK.

Un colonel étranger, avec des détachements pris à d’autres brigades. . <

TOUS

Ah! -

HARCKLLIK.

Tous les travaux que nous avons faits, toutes ces fatigues que nous avons endurées, tant de braves gens que nous avons perdus!... tout cela servira au triomphe d’un autre; tout cela, mes amis, ne nous vaudra pas même l’honneur de planter le drapeau de la brigade au sommet de ce bastion ! {Tous murmurent. )

. HARCELLIN.

On nous trouve donc trop faibles, on nous trouve donc trop lâches pour ne pas achever ce que nous avons commencé?

TOUS

Oh!

HARCELLiK.

^aut-il endurer cet affront, mes amis, je vous le demande ?

Non!fiCm!

TODS.

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