‹ L'amour et son train comedie en un acte, en vers (volume 2)Chapitre 103 sur 128 · SCENE I · texte numérisé non relu

SCENE I

LA BARONNE, LE DOCTEUR, sortant de la chambre de

Thérèse.

LA BARONNE

Ainsi, docteur, vous trouvez Thérèse mieux portante ce matin ?

AUBERTiN, avec une petite jiole à la main.

Sans comparaison, madame. La maladio s’obstine en vain,

'82 LE CHATEAU DE^GÎIANTIER

nous la vaincrons. Thérèse, depuis longtemps, ne dormait qu’à force de soporifiques... et elle a reposé tranquillement cette nuit sans avoir fait usage de mon laudanum.

LA BAHONNB.

Vous rappelez-vous ce que je vous disais ici, il y a nn mois ? Cette enfant-là est ou sera malade. Avais-je raison? Elle est tombée malade le jour même, après le départ de son mari. (La Baronne au docteur qui va vers l'armoire vitrée qui est au fond au milieu.) Que faites-vous là?

Je serre dans la pharmacie ce flacon de laudanum qui. Dieu merci, va devenir inutile ; elle en a pris assez, plus qu’elle n’en prendra.

LA BARONNE

Croyez-moi... je vois clair, bien qu’on cherche à m’aveugler l Puisse- t-elle guérir de tout ce qui la rend malade 1 AUBERTiN, allant à la Baronne.

Mais... si elle se lève, si elle se distrait, le soleil/ Pair et l’exercice l’auront bientôt sauvée... ' !

LA BARONNE

De son chagrin ?

• AUBERTIN

Comment?... de quel chagrin?... {Entrée de Benjamine venant de chez Thérèse.)

LA BARONNE

Oh! elle en a... elle én a, vous dis-je; et Benjamine aussi ï

AUBERTIN

Par exemple!...

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