‹ L'amour et son train comedie en un acte, en vers (volume 2)Chapitre 30 sur 128 · SCÈNE XIII · texte numérisé non relu

SCÈNE XIII

D. CARMEN, ha. à U. l'cpa.

'il

Ma chère ,

Ce sera toi, je gage.

D.PERA, bas à U. Càrmeu.

Ou toi.

D. INES.

Sortons d’aflaire.

(Elle parle alternativement à la droite et à la gauche de Gabriel.)

11 n^’est pour vous sauver, cavalier, qu^^n chemin.

Pious allons vous toucher la joue... avec la main...

Sans vous meurtrir... chacune à son tour, en silence;

El si vous devinez... ch bien! c'est une chance.

GABRIEL

Dût l’Enfer m’embraser... avec vos yeu.vsi doux!...

En aveugle et sans peur, je me livre à vos coups.

(a part.)

C’est au Colin- maillard que nous jouons; en somme.

Un jeu bien innocent.

O. IN E s , à part , au milieu.

Et si c’est moi qu’il nomme?

Car il a toujours l’air de m’aimer... Nous verrons.

(Ua- à I>. Prpa el A D. Carmen. Elles forment toutes trois un groupe h g.vudic.)

Commence, Pépita ; Carmen et moi suivrons.

D. P EPA ÿ bas.

Oh non! Allons plutôt par ordre, d’après l'àge.

D. CARMEN, bas.

Moi, je suis la plus jeune.

D. INES , bas.

Allons, vite!... J’engage

La bataille .. Marchons!...

(kIIo s’en va donner un baiser A Gabriel, qui tressaille aussitdt el se lève. Inès recule.)

GABRIEL

Ah! donnez-m’en toujours!...

J’ai deviné : ce sont des lèvres de velours.

Une bouche petite, élégante et fleurie,

A me faire oublier à jamais ma patrie.

D. CARMEN

Mais qui vous a touché?

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