SCÈNE V
I). INES, Ü. CARMEN, R. PEPA,
1>. INES.
Bonsoir, Carmen !
SCtNlî V.
I>. I*EI*A^ à Ci'tniu’ii.
Se l'ail un peu légère Clièré Carmen !
Bonsoir! Dis-nous si l'heuie cl glisse en la demeure.
D. C A B M EN, li, »ilanl.
■ Oui... non... quelquefois., pas loujouis ..
(Se reprenant.) *
Mais chez moi l’heure esl douce, el ce sonl de beaux jours IJuand le sourire y vient sur vos lèvres vermeilles!
D. INES.
Va, Ion cloitrc sera bruyant : mehe d’abeilles Ou nid d oiseaux, parloir de ûlles au couvent,
Caqueis, rires, — choisis... ’
D. CARMEN
Je choisis tout.
D. INES.
Souvent?
D. CARMEN
I)eux et trois fois par jour plutôt qu’une..,
D. PEPA
Quand lu nous dis cela, chère belle?
Es-tu franche.
D. INES.
l'our ma part, à douter.
Je penche,
D. PEPA
Et moi je doute aussi.
n. CARMEN.
Que vous ai-je donc fait pour me traiter ainsi?
D. INES.
C esl à nous de nous plaindre, et tu n'as pas d’e.xcusc,
(Elle > assied A gaucLe, Carmen s'assied prés d'elle; el l’e|>a s’est assise entre les deux, un peu en arriére.)
Nous venons consoler une pauvre recluse.
Qui ne voit qu’à travei-s sa vitre le ciel bleu.
Hélas! et qui vit sdule, avec sa duègne et Dieu;
— C’est si triste un printemps du haut d’une fenêtre ! —
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