SCÈNE II
D. CARMEN, seule.
Viendra- t-il? l’aiinerai-je ? Oh! voilà bien longtemps Que j’y pense, et tout bas je l’aime et je l’attends.
Mais lui, s’il n’aimait pas?
(Elle s’assied à droite. )
L’autre jour, à la messe,
A-t-il lu dans mes yeux l’échange et la promesse?
Son front pâle a rougi ; moi, mon cœur a tremblé.
Et, prompt comme un regard, mon amour a volé.
Je voudrais maintenant, c’est ma plus chère envie.
Toujours belle à scs yeux, être douce à sa vie,
Mêler mes jours aux siens, et, dans leur cours heureux.
Par de jeunes amours nous rajeunir tous deux.
(Eli** regarde du côté de la fenêtre.]
* C’est le printemps! L’amour remplit l'herbe et les branches. (I )
* Les insectes d’azur et les colombes blanches
(1) Tous les vers marqués d'un astérisque peuvent et doivent, dans la plupart des cas, être supprimés à la représentation. On ne les rétablit ici que pour conserver au poeme son intégrité.