HOMME LAID QUI AIMAIT A SE MIRER
DC là ce miroir, Névolus ; fuis-le, si tu ne veux pa» sort de Narcisse. Ce beau jeune homme périt jadis trop aimé; mais toi, si tu ii*y prends garde, tu force de te haïr :
g^ua sui quondàm ut periit Narcissus amore Ni caveas, odio sic moriere tut. ♦*♦
s que fais-tu donc, Marie ? Voilà plus d*ane heure Is devant ton miroir! » disait un jour madame Al- * à rainée de ses deux filles, charmante personne de s. — Ce que je fais maman? répondit la jeune admire ton plus bel ouvrage. » A. R.
autant de faiblesse à fair la mode qu*& l'affecter.
La Brotèrb.
ode, cette idole de la jeunesse, est la plus ruineuse ;s vanités. Oxenstiern.
it satisfaire h la mode comme à une servitude t ne lui donner que ce qu'on ne peut lui refuser. La ; raisonnable si elle pouvait se fixer à la perfection, tdité et à la bonne grâce ; mais changer toujours, tance plutôt que politesse et bon goût^
M*"* DE Lambert.
ne surpasse en ridicule un fou qui suit la mode, que a fuit. YouNG.
ujours au plus grand nombre on doits*accommoder,
nais il ne faut se faire regarder.
;t Tautre excès choque ; et tout homme bien sage
lire des habits ainsi que du langage.
op rien affecter, et sans empressement
! ce que Tusage y fait de changement.
entiment n'est pas qu'on prenne la méthode
IX qu'on voit toujours enchérir sur la mode,
i, dans ces excès dont ils sont amoureux,
nt fâchés qu'un autre eût été plus loin qu'eux :
e tiens qu'il est mal, sur quoi que Ton se fonde,
r obstinément ce que suit tout le monde,
'il vaut mieux souffrir d'être au nombre des fous
lu ^agc parti se voir seul entre tous. MouiRi*
— L*amour contrarié ne Yoit point d'obstacles, et Tamoar heureux compte les moments perdus. Didebot.
MONBE.
— Cest une* folie de vouloir étudier le monde en simple «pectateur. Celui qui ne prétend qu^observer n^observe rien, parce qu^étant inutile dans les affaires et importun dans lei plaisirs, il n'est admis nulle part. On ne voit agir les antres <]u*autant qu*op agit soi-même: dans Técole du monde comme dans celle de l'amour, il faut commencer par pratiquer ce «[u'on veut apprendre. J. - J. Rousseau.
— Les femmes ne jouent presque jamais de rôle dans le monde par elles-mêmes, que par Tindécence, Tintrigue ou le ridicule. M"* o'Arconville.
— Le monde est un théâtre dont les hommes sont les marionnettes; et c'est presque toujours une femme qui, cachée derrière la toile, dirige leurs pas avec un Gl, dicte leurs réponses, et les fait battre ou s'embrasser. Rocbebrune.
— Dans le monde, on épouse une femme, on vit avec ooe 4iutre, et Ton n'aime que soi. Blondel.
— M. de Boufflers étant en garnison à Naucy, improvisa dans un repas d'ofGciers le couplet suivant :
Faisons l'amour, faisons la guerre,
Ces deux métiers sont pleins d'attraits :
La guerre au monde est un peu chère ;
L'amour en rembourse les frais.
Que l'ennemi, que la bergère,
Soient tour à tour serrés de près.
Eh ! mes amis, peut-on mieux faire,
Quand on a dépeuplé la terre.
Que de la repeupler après ? A. B.
•^ Le monde est comme la mode, il plaît toujours à celle qu'il embellit. M"* de Saint-Soris.
— Quand vous serez dans le monde, ma fille, ne craignei jamais les hommes qui seront réellement amoureux ; il n'y < rien de si triste que ces messieurs-là. Tous ces hommes à seD* timents, qui ont de grands yeux blancs et. fixes, qui poussent de gros soupirs et qui sont toujours prêts à se tuer pour ramasser un éventail, ne sont nullement à craindre; leur ridicule commence par faire rire, et finit par excéder. Mais défiez vous de ceux qui ont assez de sang-froid pour épier et découvrir nos laiblesses, qui ont assez peu de sentiment pour faire usage ds
leur esprit, qui sont plus galants que tendres, qui ne font jamais de déclarations, de peur d'effaroucher, et qui vont chez les femmes pour les avoir et non pour les aimer. Voilà, ma fille, voilà ceux qui possèdent vraiment le grand art de séduire. Lorsque Ton est sans eipérience, on ne les soupçonne de rien,, on ne les regarde que comme des connaissances aimables, on rit avec eux sans crainte et sans scrupule, on s'accoutume à les> yoity on a peine à s'en passer. Mais bientôt ils s'en aperçoivent, ils suivent toutes les gradations de la sensibilité, ils arrangent leur marche en conséquence, et la tète d'une femme est prise avant que sa main soit baisée. Voisenon.
^ Le monde est un paradis pour les jolies femmes jusqu'à vingt-cinq ans; de là elles entrent en purgatoire jusqu'à quarante, et après en enfer pour le reste de leur vie. Rochebrune.
— Se voir, paraître s'aimer, se le jurer, se le prouver, se brouiller, se haïr, se quitter pour courir après un autre amour^ voilà rhistoire d'un moment et de tous les jours dans la comédie du monde. Ph. de Varennb.
Petit à petit Un enfant grandit; Un vieillard blanchit
Et gronde.
Petit à petit La brune fléchit , Et l'on attendrit
La blonde.
Tout se fait petit à petit
Au monde :
Tout s'en va petit à petit
Du monde ; Et même on m'a dit Que jadis Dieu fit
Petit à petit
Le monde. Lattaignant..
-^ Une jeune femme qui venait d'entendre un célèbre prédicateur prophétiser la fin du monde, s'effrayait beaucoup d& <^<^s pieuses menaces. — Rassurez-vous, Madame, lui dit un ^>udevil liste, le monde, quoi qu'on eu dise, ne finira pas de sitôt:
Malgré Mathieu,
Malgré Jérôme et ses lunettes.
Cet accident-là n'aura lieu, De longtemps que dans les gazettes :
Dans la ville et dans les faubourgs
Les deux sexes, sans qa*oa en fronde,
Travaillent trop bien tous les Joars
A retarder la fin du monde. A. R.
— Dans une des réunions champêtres qui se tiennent tooi les ans sous les beaux ombrages du cbÂteau d'Arcueil, on proposa les mots amour et monde comme devant servir de thème à une chanson en trois couplets. Le dimanche suivaot, on Jeune poëte qui s*est fait connaître depuis par des prodactlooi d'un mérite réel, apporta les trois couplets que voici :
Le monde doit faire Tamour,
Puisque Tamour a fait le monde ;
Hélas! sans les jeux de l'amour
A quoi s'amuserait le monde? '\
Consacrons donc au tendre amour
Le temps qu'on passe dans le monde ;
Prenons et donnons de Tamour ;
En tout temps ainsi va le monde.
Tourmenté par un fol amour.
Plus d'un fou va courir le monde ; Et pour l'objet de son amour.
Un sage irait au bout du monde :
Quelques traits lancés par l'amour, Souvent ont dérangé le monde ; Mais sans les plaisirs de l'amour, Bientôt viendrait la fin du monde.
Chacun de nous doit à l'amour
Le bonheur de venir au monde ;
Et chacun, grâce à l'amour,
Veut en mettre d'autres au monde :
Laissons donc des gages d'amour
Pour nous remplacer dans ce monde ;
Car nous ne ferons plus l'amour
Quand nous serons dans l'autre monde. A. R*
- 11 y a, dans le grand monde, des femmes intrépides (pu 4ie le cèdent en rien à leurs cochers. Sans s'etTrayer du brait et du scandale, elles conduisent Tamour comme ceux-ci \^ chevaux, à grandes guides. Adolphe Ricabd*
MOUrSTILE.
— La plupart des fenunes sont sans caractère; mais trois «hoses les meuvent puissamment : l*intérèt« le plaisir et U
aité. Il n*ea est aucune qui ne soit dominée par ane de cet ssions, et celles qui les réunissent toutes trois sont des )DStres. D0CLO8.
— Monstre, est l^épithète qu'une femme, après sa défaite, ane ordinairement à Tliomme qu'elle trouve adorable; et ce ot, qu'elle fait toujours suivre d'un baiser, devient daiis sa iQche le synonyme du mot ange. Horace Raison.
MOaT.
— L'amour ne meurt jamais de besoin mais souvent d'ingestion. Ninon de Lenclos.
— Depuis le commencement des siècles, la mort a fait verr des larmes que le temps a essuyées. Les maris les plus fldèles it conduit leurs femmes dans le cercueil, sans y entrer; et les mmes les plus constantes ont enseveli leurs maris, sans les livre dans le tombeau. M"" de Sartobt.
-7 Une femme qui désire la mort de son amant, plutôt que Q inconstance, s*aime plus qu'elle n'aime son amant : elle est os attachée aux douceurs de l'amour, qu'à l'objet qui les lui it goûter. Rochebrunb.