‹ L'amour, les femmes et le mariageChapitre 163 sur 228 · MONTLOSIER · texte numérisé non relu

MONTLOSIER

— Faite pour aimer, la femme n'est rien si elle n*aime; elle n*e8t rien, si, eu aimant, elle ne se fait aimer. KéRATRT.

— Être aimé, c'est devenir quelque chose quand on n'était rien. RoBEBT Gdtard.

HXGUSUR.

— Un amant, et surtout un amant malheureux, regarde comme une faveur les rigueurs que l'on exerce contre ses rivaux. M"* DB TENCuf.

— De tout temps les rigueurs furent l'aiguillon de l'amoar. L*amant inielligent en tire de nouvelles armes; ses progrès ne sont jamais plus rapides que lorsque des obstacles ont redoublé la vivacité de ses attaques. Ne dites donc jamais à une femme qu*elle a tort de vous maltraiter ; ne vous plaignez point de ses rigueurs, mais paraissez-lui si aimable qu'elle se reproche son injustice, et qu*en voulant vous la faire oublier, elle s*eo punisse elle-même. Ninon de LcNCLOf.

— Eo amoar, avoir pear lorsqu'une réaction de rigorisme se prépare, c'est ignorer que les femmes, sous le coup d'un remords, frappent toujours sur leur amant, par manière d'expiation pour elles-mêmes. Charles de Bernard.

— Une femme, en feignant de rire de Tamour, fait comme ces enfants qui chantent la nuit quand ils ont peur.

J.-J. Rousseau.

— La joie est souvent mère de nombreuses folies : c*est en riant que les 'femmes se perdent. Richardson.

*— Une femme vertueuse sait en imposer quand elle le veut ; elle ne doit s'en prendre qu'à son peu de réserve, quand on lui manque. Les hommes cherchent à faire rire les femmes, et, sous ce prétexte, hasardent quelquefois trop. Malheur à celle qui se défend en riant, elle y perd toujours; le sérieux, en amour, est le bouclier de la vertu. Ph. de Vargnne.

— Une femme qui a ri de sou mari ne peut plus l'aimer. On homme doit être, pour la femme qu'il aime, un être plein de force, de grandeur, et toujours imposant. Balzac.

— Je ne sais rien de plus difQcile qu'une sagesse qui rit toujours. Ernest Legouvé.

HIVAIi.

— C'est une terrible chose que la guerre et l'animosité de deux femmes qui se disputent un cœur... Les femmes ne gardent point de mesure en amour; celles que l'on méprise abandonnent toutes les règles de la bienséance et de la pudeur pour se venger avec éclat ; et celles qui sont aimées ne se croient point véritablement préférées à moins qu'on ne le sache ; l'osteutation accompagne toujours leurs triomphes; et elles aiment mieux risquer leur réputation que de manquer à satisfaire leur vanité. Saint-Évremont.

— Bien ne détermine si puissamment une femme à bien traiter un amant que la concurrence d'une' rivale.

Ninon de Lenclos.

—Un amant trompé nous a laissé ce Joli quatrain :

Dans l'art de bien aimer, pour former ma Thémire, J'employai les leçons que l'amour me dicta :

Je réussis, je sus l'instruire...,

Et mon rival en profita. <^ A« E«

^ Quand poar se venger d*une rivVe, une femme D*a qa*i le vouloir, il est presque sûr qu^elle le voudra. Lodvet.

— En amour, votre rival le plus heureux est presque Km* jours celui qui vous ressemble le moins. ***

— Quand on a des rivaux, le plus grand secret pour leur nuire, c*est d*ètre plus amoureux et plus aimables qu'ils ne le «ont eux-mêmes. M"* de Sartom.

— Pour bannir un rival, le seul titre aujourd'hui, G*est d'être plus aimable ou plus adroit que lui.

— Une femme n'ambitionne une conquête, qu'autant qu'elle •croit la faire aux dépens d'une autre femme. On ne se borne |M>int à vaincre une rivale, on aime à la dépouiller.

ROCHEBRUNE

— Quelque belle que soit une rivale, une femme n'a jamais rien vu de si laid. âdrieh Duput.

— J'ai vu un homme découvrir que son rival était aimé, et celui-ci ne pas le voir à cause de sa passion. Stendhal.

— Ne vous flattez pas trop de trouver un cœur vierge, même chez les jeunes filles : quelque aimé que vous soyez de la plas ingénue, vous avez toujours un rival dans l'idéal qu'elles rêvé.

P. ROCHPÊDBE.

— Le rival est à l'amant aimé ce qu'est le chieu an troo- |)eau... il le garde... Adolphe d'Hoodetot.

— Chez les femmes, l'amitié finit où la rivalité commeoa

•^ Belle fille et méchante robe trouvent toujours qoi lei •ccrocbe. Proverbe.

— L'habit ne fait pas le moine, mais la robe fait la femme.

lilÉBS.

— Sur un curé des plus gaillards

Un évéque à grands flots é'panchait sa morale : — <c Chacun, lui disait-il, parle de vos écarts;

Cessez de semer le scandale.

Ne croyez pas pourtant qu'au rigorisme enclin, J'exige qu'un pasteur soit un être divin : Toujours le cœur de l'homme est sous l'habit du prêtre; Je le sais, et sur vous je me tairais peut-être Si c'était pour le jeu, si c'était pour le vin. Mais vos excès sont d'une autre nature : Le cotillon vous plaît; et l'on dit sur ce point.., f>

— Ab ' monseigneur! quelle imposture !

Je Taime si peu, je vous jare»

Que je voudrais qu'on n'eu mit point.

— L'honneur de Ttiomme serait bien peu dechoM sMI tenait à la robe d'une femme. Georgb Sand.

^~ Cest la plus grande preuve d'amour qu'une femme puisse donner k son amant que de ne pas lui dire : Prenez garde de me chiffonner, surtout si sa robe est neuve. Une robe neuve est un plus grand motif de sécurité pour un mari, qu'on ne le croit communément. Théophile Gautier. '

— Une dévote atrabilaire gourmandait une jeune personne de dix-sept ans, parce qu'en s'habillant pour aller au bal, elle découvrait avec plaisir la blancheur de ses belles épaules. — Mais, ma tante, je ne puis faire autrement, lui dit la jeune fille avec un malin sourire...; aujourd'hui, les couturières mettent tant d'étoffe dans nos robes, qu'il n'en reste plus pour le corsage. A. R.

— Dans l'ampleur exagérée des robes de nos grandes dames, il y a quelque chose de plus blâmable encore que le ridicule, c'est leur ampleur. Adopue Ricard.

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