‹ L'amour, les femmes et le mariageChapitre 165 sur 228 · RUBAN · texte numérisé non relu

RUBAN

— Il ne se met pas un ruban, pas une mouche dans le monde, que ce ne soit au nom de l'amour^ Bernis.

— A peine une femme, même dans le^ malheur, a sa tète un peu à elle, aussitôt parures et rubans l'occupent. Goethe.

— On proposait dans un salon de distinguer les honnêtes femmes par un ruban qu'elles attacheraient sur leurs épaules. — Allons donc! répliqua vivement une femme d'esprit, ce -serait mettre les filles à même de nous compter. A. R*

— Une vieille fille qui se parc de rabans roses ressemble k ces pénitents sans conviction, qni se repentent sur leurs vieux fours d*avoir jeûné toute leur vie. Adolphe Ricard.

— - On a bien de la peine à rompre quand on ne s*aime plus.

La Rochefoucault.

— Ceux qui s*aiment d*abord avec la plus violente passion, contribuent bientôt chacun de leur part à aimer moins, et ensuite à ne s'aimer plus. Qui d*UD homme ou d'une femme met davantage du sien dans cette rupture? Il n'est pas aisé de le décider. Les femmes accusent les hommes d'être volages ; et les hommes disent qu'elles sont légères. La Bruvère.

— Quand on aime, les plus grands sujets de rupture ne tiennent point contre une passion violente; ils deviennent plus faibles que les moindres prétextes. On en souffre, on s'en plaint ; mais l'amour toujours plus fort, ou les adoucit, ou les^ surmonte. Quand on n'aime plus, les prétextes les plus légers deviennent des raisons sérieuses; on affecte en cessant d'aimer les mêmes délicatesses et les mêmes soupçons que l'on avait accoutumé d'avoir en aimant. On donne un mauvais sens aux actions les plus sincères; et ramenant tout au dessein de rompre un commerce qui cesse d'être agréable, on feint d'être rebuté de souffrir, quand ou ne trouve plus de plaisir à aimer.

Saint-Évremont.

aU8B.

— Toutes les ruseriesdes femmes sont pleines de mystères; après avoir passé la nuit en mauvais songes, elles passent le jour à les interpréter. Le P. du Bosg.

— Il y a de l'artifice dans toutes les paroles et dans la plupart des actions des femmes coquettes. Vauyenahgues.

— L'homme acquiert de la finesse, une femme natt avec elle. Sanial Duray.

Les ruses des femmes multiplient avec leurs années.

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