A PYRRHA
« Quel est ce jeune amant, tout parfumé de roses, qui te ;e si tendrement, dans cette grotte favorable aux amours? •ien de fois gémira-t-il de ton inconstance, celui qui jouit :enant de ta beauté ? Il croit, le malheureux, il croit que 'as toujours fidèle,
Mais qu'il connatt peu quel orage
Suivra ce calme suborneur!
Qu'il va regretter le rivage!
Que je plains le triste naufrage
Que lui prépare son bonheur,
Quand les vents, maintenant paisibles.
Enfleront la mer en courroux ;
Quand pour lui les dieux inflexibles.
Changeront en des nuits terribles
Des jours qu'il a trouvés si doux !
Insensé qui sur tes promesses
Croit devoir fonder son appui.
Sans songer que mêmes tendresses.
Mêmes serments, mêmes caresses
Trompèrent un autre avant lui ! Horace.
Dans l'amour, la tromperie va presque toujours plus loin la méfiance. La Bruyère.
Beaucoup de maris trompent leurs femmes, presque toutes tmmes trompent leurs maris : la coquette et la dévote iessus toutes les autres. M"* de Sommert.
On est quelquefois moins malheureux d'être trompé par l'on aime que d'en être détrompé. La Rochefoucauld.
Il y aurait moins de femmes trompées, si elles pouvaient irer un homme qui les aime à celui qu'elles aiment.