AUTORITÉ
— Où la femme domine et gouverne, souvent la paix n'hU Terne pas. Proverbe.
— L'autorité est le but où tendent toutes les femmes. L'amour qu'elles donnent les y conduit; celui qu'elles prennent les en éloigne. Tâcher d'en inspirer, s'efforcer de n'en poin' •sentir ou de cacher du moins celui qu'elles sentent, voilà touti leur politique et toute leur morale. Desuahis.
— Tu ne le connais pas ce sexe impérieux :
Dans notre abaissement, il met son bien suprême ; 11 veut régner, il veut matlrisér ce qu'il aime, Et ne croit pas jouir du plaisir d'être aimé, S'il n'est pas le tyran du cœur qu'il a charmé.
La Chaussée.
— Toutes les femmes méritent d'entendre ce qu'un poëti adresse à l'une d'entre elles:
(i'est ainsi que toujours en proie à leur délire, Vos pareilles ont su soutenir leur empire. Vous u^imâtes jamais; votre cœur insolent Tend bien moins à l'amour qu'à subjuguer l'amant.
Qu*on vous fasse régner, tout vous parât tra juste. Mais vous mépriseriez ramant le plus auguste, S'il ne sacriOait au pouvoir de vos yeux, Son honneur, son devoir, la justice et les dieux.
Diderot.
~ Il y a peu de paix où la poule chante et le coq se tait.
Proverbes.
— La poule ne doit point chanter devant le coq :
.... Et nous voyons que d'un homme on se gausse, Quand sa femme chez lui porte le haut de chausse.
Molière.
— La femme qu'on ne domine pas, domine ; Thomme gagne ^rester maître, le ridicule en moins, la paix en plus.
Paulin Limatrac.
— L*amour fait plutât des prodigues que des avares.
M"* DE ScUDéRI.
— Le poète Scarron fit cette épitaphe pour une de ses parentes dont Tavarice était des plus sordides :
Ci-gtt qui tant aimait à prendre.
Et qui l'avait si bien appris, Qu*elle ainiia mieux mourir que rendre Un lavement qu'elle avait pris.
— Un autre poète composa ce quatrain pour une de ses Untei qui avait le même défaut :
Par testament dame Denise, Quoiqu'elle possédât un ample revenu.
Ordonna que son corps fût inhumé tout nu>
Pour épargner une chemise.
^ L'avenir, en amour, fait oublier le passé. M"* de Skvigmé»
~ Jeune, on est riche de tout l'avenir que l'on rêve; vieux»
« est pauvre de tout le passé qu'on regrette. P. Roghpèdre.
Avsasioir.
— Faire l'éloge d*an mari qui déplatt, et par ce moyen per« suader à sa femme de Taimer, ne sert ordinairement qu*à augmenter encore davantage Taversion qu'elle a pour lui.
M"* d'Arconville.
— Uavcrsion d'une femme pour son mari, n*est, le plus auvent, que le revers d'une passion pour un amant. Laténa.