DANSE
— La danse est pour les jeunes filles ce qu'est la chasse pool les adolescents, une école protectrice de la sagesse, un préservatif des passions naissantes. Le célèbre Locke, qui fait del< vertu le but unique de Téducition, recommande expressémen) « d'enseif^ner aux enfants à danser dès qu'ils sont en état d( l*apprendre. » La danse porte en soi une qualité éminemment réfrigérante, et, sur tout le globe, les tempêtes du cœur altea dent pour éclater le rppos des jambes. Lewontf.t (1).
— J'ai beaucoup vécu avec les danseuses du theAtre Del Sol À Valence. On m'assure que plusieurs sont fort chastes; c'es que leur métier est trop faliKant. Stendhal.
— Je voudrais, si j'étais législateur, qu'on prit en France <;omme en Allemagne, l'usage des soirées dansantes. Quatre foi par mois, les jeunes filles iraient avec leurs mères à un ba commencé à sept heures, finissant à minuit , et exigeant poui tous frais un violon et des verres d'eau. Dans une pièce voisine, les mères, peut-(Hre un peu jalousés de l'heureuse éduca tion de leurs filles, joueraient au boston ; dans une troisième
(i) Lisez à ce sujet un trôs curieux petit volume intituM : Pourquoi la fÊmtnet sont-elU* aimées f Prix : GO ceiilimes.
Ira pères trouveraient des journaux et parleraient politique EDtre minuit et une heure, toutes les familles se réuniraient H regagneraient le toit paternel. Les jeunes filles apprendraient à connaître les jeunes hommes; la fatuité et rindiscrétion qui la suit leur deviendraient bien vite odieuses; enfin, ei\e% se ûomraient un mari. Quelques jeunes filles auraient des amours malheureuses, mais le nombre des maris trompés et des mauvais ménages diminuerait dans une immense proportion.
Stendhal.
— A quinze ans la danse est un plaisir, à vingt-cinq ans un préteite, à quarante ans une fatigue. Adolphe Ricard.
BÉBAUCHS.
^ La débauche sert beaucoup plus à détruire qu*à multiplier les hommes. Adulter non prolem sed voluptatem quœrU,
QUINTILIRN.
— « Pour une femme libertine, dit Salomon, on en vient josqa'à en morceau de pain. »