‹ L'amour, les femmes et le mariageChapitre 64 sur 228 · A BÉATRIX · texte numérisé non relu

A BÉATRIX

Tandis que le chant des cigales retentit dans la vallée , tu dors d'un sommeil tranquille, ô ma belle maltresse. Et moi, pauvre amoureux délaissé, j'erre tristement au milieu de la nuit, et je suspends au-dessus de ta porte des guirlandes de fleurs. J'en baise le seuil que tu foulas tant de fois de ton joli pied, et le cœur blessé par ton indifférence , je l'arrose de mes larmes. Béatrix! ma bielle et adorée maîtresse, aie pitié de moi, je t'en supplie; mais si , toujours cruelle , tu le refuses à mon amour, eh bien! cette fois, ordonne-moi du moins de hisser mon âme où j'imprime mes baisers. Le Damte.

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