BERGERONNETTE
Pauvre petit oiseau des champSy
IncoDStante bergerooDette,
Qui voltige, vive et coquette.
Et qui siffle tes jolis chants;
BergeroQoette si gentille,
Qui tournes autour du troupeau.
Par les prés sautille, sautille
Et mire-toi dans le ruisseau !
Va, dans tes gracieui caprices,
Becqueter la pointe des fleurs.
Ou poursuivre aux pieds des génisses
Les mouches aux vives couleurs.
Reprends tes jeux, bergeronnette,
Beraeronnette au vol léger,
Nargue Tépervier qui te guette,
Je suis là pour te protéger.
Si haut qu*il soit, je puis rabattre.
Petit oiseau chante! et demain.
Quand je marcherai, viens t*ébattre
Près de moi le long du chemin.
Moi qui voyage sans compagne!
Moi pauvre amant triste et rêveur !...
Errant dans la verte campagne,
Quand Je suis seul avec mon cœur,
C*est ton doux chant qui me console.
Je n*ai point d*aulre ami que toi ;
Bergeronnette, vole, vole,
Bergeronnette devant moi. Dovallk.
— Il en est de beaucoup d^affaires d'amour comme de battre le briquet ; on n*y réussit que par des efforts réitérés, et souvent à rinstant du désespoir. Bdgnt.
— Un Jour, on vint dire à M. N... qu'un Jeune bomme de ses amis venait de se Jeter dans un puits, par désespoir d'amour. — Dans un puits ! s'écria M. N... mais en vérité c'est se conduire comme un fou. -- Dites donc comme un 50( , reprit une Jeune femme qui se trouvait là. A. R.
BÉSHONNSUH.
— Les femmes ne sont courageuses qu'A se déshfNDorer : Fofiem anknum prœslant rébus quas turpUer audmt.
^ II n'appartient qa*à un lAche de faire à une femme un désbonneor de son amour, puisqu'elle ne peut Jamais vous faire un désboDueur du vôtre. lif^ de Lambekt.
-- l.e déshonneur qu'on attache dans le monde aux fautes de Tamour, n'atteint que les femmes qui ne peuvent point le cacher MNu des robes de soie. Adolphe Rigarq.
— Les femmes ne peuvent pas comprendre qu'il y ait des hommes désintéressés à leur égard. Vauyenargdbs.
~ L'amour n'est Jamais désintéressé, il ne peut pas Tétre; il désire ardemment; mais plus il est tendre, plus il est vif et délicat, plus il sait jouir de ses sacriOces. C'est cet amour épuré que Ninon ne pouvait pas comprendre, quand elle appelait janléoistes de Cytbère les femmes dont la conduite était modeste et réservée, quoique leur cœur fût très sensible. Labuuissb.
— > Dire à une femme, que Tamour qu'on a pour elle est désintéressé, c'est commettre un gros mensonge. Mais ce men- Moge n'engage à rien ; il réussit même d'autant mieux, que eelle qui l'écoute y croit moins encore que celui qui le fait. Eq amour, on ment parce qu'il faut tromper pour réussir, et Ton n'est trompée que parce qu'on veut bien l'être.
Adolphe Ricard.
— En amour, l'accomplissement de nos pltis grands désirs eit souvent la source de nos plus grandes peines. Sbnèqub.
— Ce qu'on a le plus ardemment désiré diminue de prix dès qu'on l'obtient, et les choses ne passent point de notre imagiiiatioo à la réalité, qu'il n'y ait de la perte. Fontenkllb.
— Pauvres mortels, où sont donc vos beaux Jours?
Gens de désirs et d'espérance.
Vous soupirez longtemps après la jouissance : Jouissez-vous, vous vous plaignez toujours. Mille et mille projets roulent dans vos cervellea. Quand ferai-je ceci? quand aurai-je cela?
Jupiter vous dit : x le voilà.
Demain dites-m'en des nouvelles.
Jouissez, je vous attends là. >* Ne vous y trompez pas, toute chose a deux facef.
Moitié défauts et moitié grâces.
Que cet objet est beau ! vous en êtes tenté :
— des —
QuMI sora laid, s'il devient vôtre!
Ce qu*0D souhaite est vu du bon côté, Ce qu'on possède est vu de l'autre. La Fontaine.
— En amour, les désirs ambitieux croissent avec les succès ; le dieu des cœurs est comme un traitant avide qui demande sans cesse tant qu'il reste quelque chose à désirer, avec cette difTércnce cependant que le traitant est insatiable , et que Ta» mour, lorsqu'il a tout obtenu, se dégoûte aisément. Duclos.
— Jamais il n'exista de femme qui ait connu tant de doa> ceurs dans l'amour satisfait, qu'il y en a danls le désir et les sollicitations. Pascal.
— Toute femme entend qu*on la désire quand on lui dit : je vous aime ; et ne vous sait bon gré du Je vous aime , qu'à cause qu'il signiûe je vous désire, Marivaux.
— L'amour sans désirs est une chimère ; il n'existe pas dans la nature. Ninon de Lenclos.