‹ L'amour, les femmes et le mariageChapitre 67 sur 228 · DIEU · texte numérisé non relu

DIEU

— Les hommes seraient de grands saints s'ils aimaient aU' tant Dieu que les femmes. Saint Thomas.

•^ Comme l'arche était entre deux chérubins, il faut qpe Dieu se trouve entre deux cœurs qui s'entr'aimejit : ce doit

être là U oœud «ie noi amitiés, poar les rendre fortes et railODuaolrs Et pour en parler avec ce grand évèqae qai a si di- Yinemeat écrit de cette matière : Tamour est plus louable en celte terre, à mesure qu*il est plus semblable à celui qu'on se porte dans le ciel. Le R. P. du Bosc.

— « Dieu ne peut rien contre Tamour ! » s*écrie la tendre Héloïse, dans sa retraite du Paraclet :

Mon Dieu m'appelle en vain du trône de sa gloire ;

Je cède à ma faiblesse une indigne victoire;

Les cilices, les fers, les prières, les vœux,

Tout est vain, et mes pleurs n'éteignent point mes feux.

COLARDEAD.

— La plupart des femmes se donnent à Dieu quand le diable D'en veut plus. Sophie Arnould.

— Les femmes aiment toujours; quand la terre leur manque elles se réfugient dans le ciel.

— La plupart des femmes passent leur vie à offenser Dieu, et à se confesser de l'avoir offensé. Clkmknt XIV.

— Après s'être montré fiendant plus de six mois la dévote la plas assidue de l'église Saint-Aurélien, dont l'abbé *** venait d'être nommé vicaire , une jeune veuve de vingt-quatre ans rentra tout à coup dans le monde. — « Je voudrais bien savoir, disait un jour JVf. S..., en parlant de cette jeune femme, pourquoi, l'année dernière, elle s'est jetée si brusquement dans la dévotion? — En vérité , mon ami , vous êtes par trop naïf, loi répondit madame de G...; c'est tout bonnement parce qu'un joli homme l'aidait à aimer Dieu. A. R.

— L'amour ferait adorer Dieu dans un pays d'athées.

Rochester:

— L'amour fait aimer Dieu et croire en sa bonté.

Bernardin de Saint-Pierre.

— Notre choix fait nos amitiés, mais c'est Dieu qui fait ■olre amour. *M"* de Staël.

Oh ! oui, bénissons Dieu dans notre foi profonde ! C'est lui qui ût ton âme et qui créa le monde ! Lui qui charme mon cœur, lui qui ravit mes yeux! C'est lui que je retrouve au fond de tout mystère ! C'est lui qui fav^ briller ton regard sur la terre

Comme l'étoile aux cieux! '

C'est Dieu qui mit l'amour au bout de toute chose, L'amour en qui tout vit, l'amour sur qui tout pose! C'est Dieu qui fait la nuit plus belle que le jour.

C*est Dieu qui gur ton corps, ma jeune souveraine, A Tersé la beauté comme une coupe pleine, Et dans mon cœur Tamour !

Laisse-toi donc aimer. — Oh ! Tamour, c*est la vie. C'est tout ce qu'on regrette et tout ce qu*on envie Quand on voit sa jeunesse au couchant décliner. Sans lui rien n'est complet, sans lui rien ne rayonne, La beauté c'est le front, Tamour c'est la couronne. Laisse-toi couronner!

Ce qui remplît une Ame, hélas ! tu peux m*en croire. Ce n'est pas un peu d'or, ni même un peu de gloire, Poussière que Torgueil rapporte des combats ; Ni l'ambition folle, occupée aux chimères. Qui ronge tristement les. écorces amères Des choses d'ici-bas.

Non, il lui faut, vois-tu, l'hymen de deux pensées,. Les soupirs étouffés, les mains longtemps pressées^ Le baiser, parfum pur, enivrante liqueur. Et tout ce qu*un regard dans un regard peut lire. Et toutes les chansons de cette douce lyre Que Ton appelle un cœur !

Il n'est rien sous le ciel qui n'ait sa loi secrète, Son lieu cher et choisi, son abri, sa retraite. Où mille instincts profonds nous fixent nuit et Jour. Le pécheur a la barque où l'espoir l'accompagne, Les cygnes ont le lac, les aigles la montagne,

Les Ames ont l'amour ! Vicrok Hugo*

— Un honune pieux me disait naguère : Si j'ignorais Texîstence de Dieu, il est deux choses que j'adorerais, le soleil et les femmes. Labodissb.

— Prendre Dieu à témoin des engagements de son cœur me lemble une promesse si sainte et sacrée, que je ne vois jamais de Jeunes époux se mariera l'église, sans crier au sacrilège.

Adolphe Rigahd.

— C'est aimer peu que de pouvoir dire combien on aime.

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