‹ L'amour, les femmes et le mariageChapitre 72 sur 228 · OXENSTIERN · texte numérisé non relu

OXENSTIERN

— On aime moins h contempler de bonnes qualités dans une jeane fille, qu*à lui voir compter beaucoup d'argent. L'or a toujours été la passion des hommes : Non ocuUs^ sed digitis uxores éucunt. Le P. du Bosc.

— Un gendre qui veut avoir la paix avec son beau-père, ne doit point laisser de queue au paiement de la dot de sa femme. Us parents Teulent tout faire quand leur fille est à marier, et rien quand elle l'est. Adrien Duput.

—La dot est la raison du mariage; l'amour en est le prétexte.

COHIIERSON.

DOUOSUB..

— La plupart des femmes ont plus de douceur hors de leur miisoD que chez elles. Tacite.

—Pour les femmes, la douceur est le meilleur moyen d'avoir raison. M"* de Fontaine.

—Ténus impérieuse est moins forte que Vénus caressante.

— - Quelque parfaite que soit une femme, si elle n'a point de complaisance ni de douceur, sa vertu même est importune, et sa mauvaise humeur peut rendre son honnêteté odieuse. Et de vrai, comme 6n n'estime point un miroir s'il ne représente bien, quoiqu'il soit enrichi de perles et qu'il y ait des pierreries tout à l'entour, aussi quelque mérite et quelque perfection (|a'ait une femme, la principale qualité lui manque» si elle n'a point de douceur et de souplesse pour s'accommoder aux volontés de son mari. Je n'entends pas pour cela que les hommes deviennent tyrans et que l'obéissance qu'on leur rend les fasse devenir tels : il faut que le devoir soit réciproque ; et puisqu'on nomme le mariage un lien, comme il est nécessaire que les deux nibans ou les deux cordages soient entrelacés des deux côtés, Ponr faire un noeud, aussi faut-il que l'homme et la femme ■oient attachés l'un à l'autre par un devoir mutuel, pour ren*

dre la société plus ferme. Si elle n'est réciproque, elle est parfaite et même iajnste. Le P. Du Bosc.

— La Temme forte et douce est presque aussi rare qu merle blanc, oiseau qu'on ne trouve facilement dans au pays, ainsi que vous devez le savoir pour peu que vous s( chasseur pu empailleur. Louis Huari

DOUXJEUR.

— Aimer^ c'est faire un pacte avec la douleur.

M"* DE l'Espinassi

— De tous les genres de courage, celui que les femmes le plus est celui de la douleur; ce qui vient sans doute d foule de maux auxquels les a soumises- la nature.... Elles meraient cent fois mieux souffrir que déplaire, et bravera bien plutôt la douleur que Popinion. Thomas.

— Qui n'a ouï parler h Paris de celle qui se fit écon pour seulement en acquérir le teint plus frais d'une nou^ peau ? Il y en a qui se sont fait arracher des dents viv€ saines pour en former la voix plus molle et plus grasse ou | les ranger en meilleur ordre. Combien d exemples du m^ de la douleur avons-nous en ce genre? que ne peuvent-el que craignent-elles pour peu qu'il y ait d'agencement h e rer en leur beauté? J'en ai vu engloutir du sable, de la cei et se travailler à point nommé de ruiner leur estomac poui quérir les pèles couleurs. Pour faire un corps bien espagn quelle gène ne souffrent -elles , guindées et sanglées ave

. grosses coches sur les côtés jusques à la. chair vive, oui, q quefois à en mourir ! . Montaigne.

— L'amour, cette première des félicités humaines, a bec pour être vif et durable, que la douleur lui prête ses lare «nfant de la mélancolie bien plus que de la joie , jamaû feux ne sont plus ardents que quand il les allume dans yeux noyés de pleurs , et ce n'est que nourri par la trisi qu'il peut être éternel. M"* Cottin.

-^ Tendres cœurs qu'agite l'orage , Vous pourrez trouver un beau jour :

On ne saurait faire naufrage Quand on est guidé par TAmour.

Tôt ou tard, une Ame constante, En tinant, goûte un heureux sort:

C'est quelquefois par la tourmente Que Ton est conduit dans le port.

— La douleur n^embellit que ce qui est beau.

George Sahd.

— L'amour de deux êtres en ce monde n'est souvent que le privilège de se donner l'un à Tautre les plus grandes douleurs.

Sainte-Beuve.

—Quiconque aima Jamais porte une cicatrice ; Chacun Ta dans son sein , toujours prête à s'ouvrir ; Chacun la garde en soi , cher et secret supplice, Et, mieux il est frappé, moins il en veut guérir.

Alfred de Musset.

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