‹ L'amour, les femmes et le mariageChapitre 74 sur 228 · MEU.HAN · texte numérisé non relu

MEU.HAN

— Il y a tant d'égoïsme dans i'amoor, que pous préférons voir malheureuse la personne que nous aimons, à la voir heureuse par un autre et sans nous. Achi;.le Poincelot.

éliOGZ.

— Les éloges plaisent aux femmes ; cependant ellesopt passé ji Jean-Jacques les amertumes de soq style : c'est que , lors- <ia'on parle d'elles, soit que l'amour les exalte on qjue le dépi( les déchire , elles pardonnent tout à ceux qui les aiment.

Labouisse.

— Faire l'éloge d'une jeune femme devant une autre plus Agée , c'est oublier maladroitement qu'il est quelquefois de la bienséance de savoir mentir, et qu'un homme bien appris ne doit jamais donner moins d'encens à une vieille sagesse qu'à une jeune beauté. Adrien Dupot.

— Être aimé, c'est recevoir le plus grand de tous les éloges.

» M"* Neckei.

ÉMOTZOV.

— U y a des femoMC ^ni ««ni teUeBS«iit à ia •reeberche des émotioiis ^*ellc^ jument «Meia un meàhtmr qa*«ae situation tranquille. M*"* de Flahavt.

— Cette mpidité de seoiMmeat qai, dans nae émotion, fait troQfcr mille certitudes et miUe jouissanoes, est un des pins grandi dans que la Mlure ait fait aux cœurs aimants, et c'est assez ponr cooipaoser tous les anaux que produit la sensibilité. Car un être sensiMe jouU avec abandon, et lorsqu'il souffre dans l'objet aimé, il a enoare pour se consoler le sentiment qui le fait sonffdr. Mirabeau.

— Une femme qui n'excite plus aucune émotion reste encore nuceptible d'en éprouver beaucoup. M"* dç Rémusat.

— Ne craignez point de paraître emporté : l'amour excuse aisément les injures dictées par la passion. Ovide.

— Les emportements d'une femme supposent toujours beaucoop d'amour. Properce.

— U est fort sûr qu'une femme qui écrit avec emportement est emportée ; il est moins clair qu'elle soit touchée. U semble qa'one passion vive et tendre est morne et silencieuse, et que le plus pressant intérêt d'une femme qui n'est plus libre, et celai qui l'agite davantage , est moins de persuader qu'elle aime que de s'assurer si elle est aimée. JUà Brutèrb.

EJTFANCZ.

-- Celui qui le premier représenta Pamour sous les traits d'uo enfant, fut un admirable artiste; il sentit le premier que la vie des amants est une enfance perpétuelle, où l'on sacrifie à des riens les plus grands avantages. Properce.

— L'amoor ne me semble proprement et naturellement en n saison, ^'en l'âge voisin à l'enfance, et la beauté non

plus. MOMTAIGNE.

— Un mariage sans enfant, c'est le monde sans soleil. Con^ jugiwn sine proie est mundus sine sole. Saint Augustin.

— Le mariage est la plus belle institution que Dieu ait réglée; les lois impies du pape ne sont qu'une oppression violente de la nature, car le but de la vie humaine , toute pauvre, pé-

Dîble et courte qa*elle est, c'est d'eDgeodrer des enfai

Luther.

— La princesse de CoDti ayant un jour une assez vive (j relie avec son mari, lui dit brusquement : — Je puis faire princes du sang sans vous. Monseigneur, et vous n*en poi faire sans moi. — On dit qu'elle Ta prouvé. Ddcum

— Faire des enfants, c'est la chose aussi implantée dan nature que de boire et de manger. Luther.

— « Pourquoi donc les enfants de la reine sont-ils plus licats que ceux de mes maîtresses ? » demandait Louis XIV à premier médecin. — Sire, c'est parce que Votre Maj n'apporte chez la reine que les rinçures du verre, répondit ( oaud. A. R.

— Ah! que voilà de beaux enfants !

Disait un grand seigneur au gros Colas leur père :

Qu'ils sont frais, gaillards et puissants! Nous autres gens de cour, nous voyons, au contraire. Les noires délicats, faibles et languissants.

Toujours mal-sains et toujours blêmes.

Comment faites-vous donc, vous autres paysans?

— Pargué, Monsieur, je les faisons nous-mêmes.

— Duclos demandait un jour à l'auteur d'Atrée et de Th\ quel était son meilleur ouvrage. — Ma foi , mon cher, j( gnore, mais le plus mauvais, sans contredit, le voilà, répo Crébillon, en désignant son fils. — Monsieur, répliqua ce nier, un peu moins d'orgueil, s'il vous plaît... Est-il prouvé que toutes vos œuvres soient de vous? A. I

— Petits enfants, douleurs de tète ; grands enfants, * grins de cœur. Proverbe.

— Un maître savetier se trouvant l'autre jour Avec de bons gaillards et des filles jolies, Qui disaient pour railler des contes de folies, Quelqu'une l'invita d'en faire un à son tour. Mais le drôle à cela ne trouvant pas son compte. Lui dit : «Je suis. Madame, un homme de métier. C'est pourquoi je ne puis vous faire un petit conte. Mais je vous ferai bien un petit savetier. »

— Les femmes sont des enfants ; présentez-leur un mor de sucre, vous leur faites danser très bien les contredanses dansent les enfants gourmands ; mais il faut toujours avoir

dragée, la leur tenir haute, et que le goût des dragéi

leur passe poiot. Balzac

— Dans la chronique scandaleuse, Od assurait qu'Eglé, fillette de vingt ans,

Avait déjà fait deux enfants.

— « Qu'une fille, dit-elle, hélas! est malheureuse, D*étre exposée à ces propos méchants !

— Pensez, lui dit quelqu'un, que cette fausse histoire

Ne peut obtenir de crédit :

Ne sait-on pas qu'il ne faut croire

Que la moitié de ce qu'on dit?

— Lorsque l'empereur Napoléon voulut épouser la fille d C^an, il fut quelque temps partagé entre le désir de reculer le moment d'une séparation douloureuse et la préoccupation de fonder sa dynastie. Il interrogea Corvisart, médecin savant, et pourtant spirituel, afin de savoir jusqu'à quelle époque on peut, sans danger, différer de chercher dans le mariage les profits qu'on en attend pour sa postérité. —Cela, dit Conrisart, dépend de l'organisation et du tempérament de chaque mari, et aussi des économies qu'on a pu faire sur les erreurs de sa jeu> Desse. — J'entends bien, dit l'empereur ; mais , selon vous, quel est le terme moyen de la puissance en matière de pateroité? Par exemple, un homme de soixante ans qui épouse une jeune femme a-t-il encore des enfants? — Quelquefois. — Et à soixante-dix? — Toujours, Sire, répondit le docteur.

M"' d'Abhawtès.

— « Pourquoi diable vous mariez- vous? mon ami, disait un jour le cardinal de Coislin au vieux duc de Lesdiguières. — Eh! parbleu. Monseigneur, pourquoi se marie-t-on! Pour iToir des enfants , ce me semble. — Des enfants ! répliqua le <^na], ah ! Monsieur le duc, votre femme est bien vertueuse !

-^ Madame de Staël demandait un jour à Napoléon quelle ^l<it, à ses yeux, la première femme du monde : « Celle qui a ftit le plus d'enfants, » répondit-il.

— Un Jeune homme très amoureui Courtisait une belle femme ;

Un petit enfant tout joyeux Sautillait autour de la dame ; Troublé par ses cris fatigants, L^autre le priait de se taire.

— Comment! dit la dame en colère, Monsieur n'aime pas les enfants !

Vous n'avez pas bon cœur, jeune homme»

— Mui ! mais qui donc les aime autantt Si vous vouliez, vous verriez comme J'en ferais le double à rinstaut.

— Une jeune comtesse d'un caractère epjoué , pressée par un de ses adorateurs de se remarier, lui disait : Mais vous savez que j*ai des enfants. — Madame, répondit-il, je vous jure que vos enfants seront les miens. — Il ne faut jurer de rien, mon ami, reprit la dame en riant, c'est encore assez que vos enfants soient k vous. BEAmiANOiR.

— Un des rédacteurs du Figaro, accompagné d'une sage- , femme et de ses doux témoins, se présentait il y a quelques jours à la mairie du troisième arrondissement, pour faire inscrire un nouveau-nc sur les registres de Tétat-civil. — Qui est le père de cet enfant? demanda l'employé. Comme cette question restait sans réponse, le fonctionnaire public se tournant vers l'homme de lettres, lui dit : — Est-ce vous. Monsieur, qui êtes le père de cet enfant? — Moi ! mais du tout, du tout. — Ou donc est-il, alors? — Monsieur, répondit le journaliste en rougissant un peu, Tarticle n'est point signé. A. R.

— Les libertins, et c'est tant pis pour euf. Se sont moqués de la Vierge Marie :

Quoi ! sans secours d'époux ou d'amoureux Faire un enfant! A d'autres, je vous prie... C'est un miracle aussi, ma Rosalie, Que votre cas, bien que d'un autre point; Car on s'étonne, ô pucelle ma mie, . Mais de ceci, que vous n'en fassiez point.

— La (difficulté n>8t pas de faire des eafaots, Biais de les nourrir. Milthus.

< — Armand Gouffé se promenant un soir dans les coulisses <da Vaudeville, aperçut une jeune actrice dont la position intéressante se révélait à tous les yeux. — Eh bien! Fanny, lui <dit-il en l'abordant :

Tu vas donc encore être mère?

Et quel est le mortel beurem Qui t'a fait cet enfant , ma cbère?

— Eh ! que sais-je moi ?... ce sont eu,

répondit la jolie soubrette. A. R.

— Une femme est toujours un enfant. Alfred dk Vigny.

— Un prince nouvellement marié fit en même tepaps un enfant à sa femme et à la camériste de celle-ci. Comme on criait

ù scandale: — De qaoi peut-on se pUin4re? dit un plaisint; f est une attention bien délicate de sa part ; il savait que sa femme allait ayoir besoin d'une nourrice. Beauhanoir.

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