CHLORIS
Pourquoi non ? C'est erreur de la simplesse bumaine ;
La foi n'est plus au cœur qu'une chimère vaine.
Tu dtjis, sans t'arrêtera la Gdélité,
Te servir des amants comme des fleurs d'été,
Qui ne plaisent aux yeux qu'étant toutes nouvelles.
Nous avous de nature au sein doubles mamelles,
Deux oreilles, deux yeux et divers sentiments;
Pourquoi ne pourrions-nous avoir divers amants?
Combico en connais-je à qui tout est de mise.
Qui changent plus souvent d'amant que de chemise?
La grAce, la beauté, la jeunesse et l'amour,
Pour les femmes ne sont qu'un empire d'un jour,
£ncor que d*ua matin ; car à qui bien y pense,
Le midi n^est que soin, le soir que repentance. Puis donc qu'amour te fait d'amants provision, Use de ta jeunesse et de Toccasion :
Toutes deux, comme un trait de qui Ton perd la trace. S'envolent, ne laissant qu'un regret en leur place.
Regnieb.
*- Un poëte plus délicat a dit depuis :
« C'est un p^ché mortel, Juana, d'aimer deux hommes. »
Alfred de Musset.
— Les femmes ont cela de commun avec les hommes, qa'elle sont excessivement fidèles jusqu'au jour où l'occasiop lear ei donnée de ne l'être plus. Mais il y a, sur cet article, unejustio à rendre à qui de droit : c'est que cette occasion traîtresse qa nous fait tous faillir, les hommes la cherchent, et les femme ne la refusent pas. Adolphe Ricard.
— C'est contre la patience des hommes que se brise sooven la fierté des femmes. Properce.
— La fierté d'une femme n'est pas simplement la podeoi sévère, l'amour du devoir, mais le haut prix que son amoor propre met à sa beauté. Voltaue.
— Les résolutions d'une femme ne tiennent guère contre li persévérance d'un homme aimable et qui sait prouver qu'i Test : toutes les femmes affectent d'être fi ères, et aucune n l'est autant qu'elle devrait. Rocherrone.
— Les femmes ont pour coutume d'être fières avec le
hommes qui ne leur plaisent pas. Adolphe Ricard.