CHANSONNETTE
Un jour, sous la coudrette»
L* Amour S'en vint dire à Lisette :
Boi^our !
La simple bergerette
Le vit, Et sitôt la pauvrette
Rougit.
L^enfant qui voit soa troubla
Subit, D'empressement redouble,
Et dit :
— « Vous savez bien, bergërbp
» Charmer, M II faut encore, ma chère,
n Aimer. »
Avec un doux sourire,
Un mot Rend un cœur qui soupire
Bien sot; La gente bachelette
Se tut, Mais son Ame jeunette
S*émut.
Voyant qu'elle palpite
De peur.
Le dieu saisit bien vite
Son cœur ; Dès quMl en fut le mattre
Il rit.
Et puis le petit traître
PartiU
Tandis que la victime
Gémit, L'ingrat, fier de son crimt.
S'enfuit.
Plaignez, jeune fillette,
Lison, Et profitez de cette
Leçon.
— Un petft garçon est autre chose qa*un homme, mais une petite fille n*est qu'une femme plus petite ; il n*7 a guère de différence que dans la dimension : une petite fille est prête à tout. Alphorsb Karb.
>- Dans ce siècle rusé Ton ne voit point d^enfants.
Une fille k quinze ans Pénètre jusqu'au fond de Tamoureux mystère
Les secrets les plus curieux ; A cet Age, elle en sait tout autant que sa mère,
Et Texécute beaucoup mieux.
— Uq marchand de la rue Saint-Denis cherchait à marier sa fille. Comme il en parlait à plusieurs de ses voisins, Tun d'eux lui fit observer qu'elle était encore bien Jeune. — Allons donc ! ^poDdit le papa, elle a déjà fait un enfant. A. R.
" Une jeune fille est .une énigme qui ne s'explique qu'après lemiriage.
— Ces maudites filles sont faites A peu près comme les noisettes.
Sans que rien soit à découvert.
Au cœur plus d'une est entachée; Et Ton ne s'aperçoit du ver Que quand la coquille est cassée.
—La beauté d'une Jeune fille doit parler à l'imagination et ^ aux sens comme celle des femmes. Alphonse Karr.