PHILOSOPHIE
Je veux, dans un repas charmantf Entourer ma coupe de roses ; Vénus en fait son ornement :
An siècle des métamorphoses La déesse les vit écloses Du sang vermeil de son amant.
Quand l'Amour danse avec les Grâces, La rose orne ses beaux cheveux; La rose est le plaisir des dieux ; Le zéphir en est amoureux Et Flore en parfume ses traces.
On aime à cueillir ses boutons, Malgré leur épine cruelle :
Les M uses la trouvent si belle Qu'elle est Tobjet de leurs chansons.
Vais elle ira bientôt parer le noir rivage! Oh ! mes amis, comme elle on nous verra finir, ^h! que laisserons-nous après ce court voyage? One ombre, un peu de cendre, un léger souvenir. A quoi sert d'embaumer nos dépouilles mortelles, Et sur de vains tombeaux pourquoi semer des fleon f C'est tandis que la vie anime encor nos cœurs, Qu'il faut nous couronner de guirlandes nouvellei r
Profitons du jour serein Que ramène la nature; L*Unpénétrable destin
A caché le lendemain
Dans la nuit la plus obscure.
Loin de nous, chagrin, tourment.
Inquiétude ennemie !
La saine philosophie
Est de voyager gaimep*-
Sur la route de la vie;
On n'y paraît qu'un instant :
Je le donne à la Folie,
Et je m*en irai content
Dans Tabime où tout s'oublie. Làxi
-* Les folies les plus dangereuses sont celles qui s( froidement. P. Rochpèdr
-— Sérieoi i Page où Ton fait des folies de jeunesse, U {Mrt des hommes qui se marient jeunes font des foli Jeunesse k l'Âge où Ton doit être sérieux. Paulin LiMi