CCLXVIII
Tous les AMOURS, toutes les imaginations, prennent, dans les individus, la couleur des six tempéraments :
Le sanguin, ou le Français, ou M. de Francueil (Mémoires de madame d'Epinay) ;
Le bilieux, ou l'Espagnol, ou Lauzun (Peguilhen des Mémoires de Saint-Simon) ;
Le mélancolique, ou l'Allemand, ou le don Carlos de Schiller ;
Le flegmatique, ou le Hollandais;
Le nerveux, ou Voltaire;
L'athlétique, ou Milon cUî Ciotunc. (Stendhal.)
Quand nous aimons^ nous paraissons à nous-mêmes tout autres que nous n'étions auparavant. (Pascal.)
Malheur à l'homme qui, dans les premiers moments d'une liaison d'xsiouR, ne croit pas que cette liaison doit être éternelle ! Malheur à qui, dans les bras de la maîtresse qu'il vient d'obtenir, conserve une funeste prescience et prévoit qu'il pourra s'en détacher. (Benjamin Constant.)
Les femmes blasées demeurent romanesques, c'est-à-dire dépravées de cœur et de tête. (George Sand.)
La terre ouvrit ses yeux bleus ; de son sein s'élancèrent les fleurs amoureuses et les forêts sonores, palais verdoyants des rossignols ; toute la nature sourit, et ce sourire s'appelait le printemps. Alors commença aussi en moi un nouveau priritcnip?j de nouvelles fleurs jaillirent de mon cœur, des sentiments do liberté semblables à des roses, puis des désirs tendres comme de jeunes violettes, et sans doute aussi, dans le nombre, mainte ortie inutile. (Henri Heine.)