‹ L'amour par les grands écrivainsChapitre 6 sur 72 · LXXXVIII · texte numérisé non relu

LXXXVIII

11 suffit d'aimer pour cesser d'être libre. (Properce.)

Si les femmes étaient immortelles, elles ne connaîtraient jamais leur dernier amant. (Lamennais.)

L'amour triomphe de tout. (Virgile.)

La plupart des femmes ne pleurent pa'^ tant la perte de leurs amants pour les avoir aimés, que pour paraître plus dignes d'être aimées. (La Rochefoucauld.)

L'amour, par un jeu cruel, se plaît souvent à enchaîner

SOUS un joug d'airain deux êtres qui ne paraissent nullement faits l'un pour l'autre. (Horace.)

On n'est point l'ami d'une femme lorsqu'on peut être son amant. (Balzac.)

L'amitié est le plus grand mot des femmes, soit pour introduire, soit pour congédier I'amolr. (Sainte-Beuve.)

Quand les femmes n'aiment pas, elles font les sucrées, les mijaurées; mais, quand elles aiment, il n'y en a pas une, — si arrogante, si précieuse et prétentieuse qu'elle soit d'abord, — qui ne finisse par porter son bât sans regimber.

(Lope de Vega.) XGVl

Les femmes aiment, mais ne savent pas aimer.

(Alexandre Dumas fils.)

Si les amants ne se querellaient pas, ils cesseraient bientôt de s'aimer. (Ovide.)

11 faut craindre I'amoli d'une femme plus que la haine d'un homme. (Socrale.)

Si vous entendez une femme médire de I'amour, et un homme de lettres déprécier la considération publique, dites de l'une que ses charmes passent, et de l'autre que son talent se perd. (Diderot.)

Il n'y a pas de sûreté à louer, en présence d'un ami, la personne que l'on aime. (Ovide.)

La moins coquette des femmes sait qu'on est amoureux d'elle un peu avant celui qui en devient amoureux. (Florian.)

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Ne te flatte pas d'être beaucoup aimé d'une femme que tu aimes beaucoup. (Pythagore.)

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Il est bien entendu qu'on est toujours le premier amant d'une femme. (Théophile Gautier.)

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Quand on résiste à I'amour, lorsqu'il ne fait que naître, on vient facilement à bout de le vaincre; mais quand on l'a nourri soi-même avec complaisance, il n'est plus temps d'en secouer le joug. (Sénèque.)

GV

L'amour est plutôt le dieu des sensations que des sentiments.

(Ninon de Lenclos.)

L'impression del'AMOUR dans le coeur des femmes est comme une figure tracée sur la neige, qu'un rayon de soleil dissout.

(Shakespeare.)

Un homme seul peut voir avec une indifférence complète

Tamour dont il est l'objet. Une femme ne peut jamais y rester insensible. (Jean-Paul Richler.)

CVUI

11 n'y a qu'une chose qui soit au-dessus de l'opinion, qui soit restée sans tache, comme le soleil, et qui en ait la chaleur, qui vivifie l'âme, qui l'éclairé, qui la soutient, qui la rend plus forte, plus grande, et cette chose, ce présent de la nature, c'est I'amour. (Mademoiselle de Lespinasse.)

C'est la dot entrevue qui lance le plus souvent les traits de I'amour. (Juvénal.)

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11 n'y a point dans le cœur d'une jeune personne un si violent amour, auquel l'intérêt ou l'ambition n'ajoute quelque chose. (La Bruyère.)

Les femmes n'aiment pas qu'un amant soit langoureux. La langueur a ses avantages; mais quand elle est perpéluelle, elle assoupit. (Fontenelle.)

Le libertinage est la corruption de I'amour. (Pope.)

Si l'on croit aimer sa maîtresse pour I'amour d'elle, on est bien trompé. (La Rochefoucauld.)

La maîtresse la plus négligée, dès qu'elle fait voir à son amant qu'elle lui préfère un autre homme, lui ùte le repos, et jette dans son cœur toutes les appjironces de la passion.

(Stendhal.)

Il y a cent mille manières de perdre I'amocr d'une femme, et la seule qu'on n'ait pas prévue est précisément celle qui se réalise. (George Sand.)

En AMOUR , la colère est toujours menteuse.

(Publias Syrus.)

Vous, que I'amour a tenu ou tient encore sous son empire, apprenez que c'est devant un miroir qu'il aiguise ses traits et médite ses cruautés; c'est là qu'il répète ses manœuvres, qu'il étudie ses mouvements, qu'il se prépare d'avance à la guerre qu'il vient déclarer; c'est là qu'il s'exerce aux doux regards, aux petites mines, aux bouderies savantes, comme un acteur s'exerce en face de lui-même avant de se présenter au public. (Xavier de Maistre.)

cxvm

Les femmes guérissent de leur paresse par la vanité ou par l'AMOun. La paresse, au contraire, dans les femmes vives, est le présage de I'amour. (La Bruyère.)

Un beau présent

Sert en amours plus que babil.

(Clément Marot.)

Les femmes croient souvent aimer, encore qu'elles n'aiment pas; l'occupatiorwd'une intrigue, l'émotion d'esprit que donne la galanterie, la pente naturelle au plaisir d'être ai-

mée, et la peine de refuser, leur persuadent qu'elles oni de de la passion, lorsqu'elle? n'ont que de la coquetterie.

( La Rochefoucauld.)

Dans les premières passion?, les femmes aiment l'aman i ; dans les autres, elles aiment Tamour ou plutôt les plaisir-,

(La Rochefoucauld.)

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En AMOUR, il n'y a souvent rien de si incommode que le désir, si ce n'est la possession. (Diderot.)

cxxni

Il y a presque toujours, dans le repentir d'une femme égarée par Tamour, moins de chagrin de sa faute que do regret que ce soit une fau'.e. (Laténa.)

Lorsque celui qui aime sait oser, il serait bien difficile qu'il aimât sans succès. (Byron.)

S'entretenir tête à tète sur un mystère de I'amour, c'est jouer avec du feu sur un baril de poudre. (Lévis.)

Amours que la vertu produit Sont roses qui n'ont pas d'épines.

(Malherbe.)

Tout ce qui manque naturellement à la femme et qu'elle acquiert dans son union avec l'homme, c'est dans I'amour qu'elle le reçoit. Tout ce qu'elle pense est rêve d'AMi>uR ; toute

'n L'AMOUR

sa philosophie, sa religion, sa politique, son économie, son industrie, se résolvent en un mol, AMOUR Tout est subordonné par la femme à I'amour ; elle y ramène tout, elle s'en fait un prétexte et un instrument pour tout : ôtez-lui I'amour, elle perd la raison et la pudeur... (P. J. Proudhon.)

11 n'y a rien de si dangereux qu'une femme qui aime sans être aimée, lorsqu'elle a donné quelques marques d'affection à celui qui n'y répond pas. (Mademoiselle Scudéri.)

En général, et les femmes le savent bien, un homme qui parle d'AMouR avec esprit est médiocrement amoureux.

(George Sand.)

L'amour, qui nous attache aux beautés éternelles, N'éloufle pas en nous l'amour des temporelles.

(Molière.)

C'est un efTet de I'amour de transporter les amants et de les rendre semblables à l'objet aimé. (Pétrarque.)

L'amour chez les femmes est une complaisance dans l'objet aimé. (Vauvenargues.)

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Les grands et rares sacrifices du cœur ne se voient guère que de la part des femmes; presque tous les bons procédés leur appartiennent en amour et souvent en amitié, surtout quand elle a succédé à I'amouh, (Duclos.)

Par les GRAiNDS ÉCRIVAINS 23

Le plaisir d'aimer sans l'oser dire a ses peines; mais aussi il a ses douceurs. Dans quel transport n'est-on point de former toutes ses actions dans la vue de plaire à une personne que l'on estime infiniment! L'on s'étudie tous les jours pour trouver les moyens de se découvrir, et Ton y emploie autant de temps que si Ton devait entretenir celle que l'on aime. les yeux s'allument et s'éteignent dans un même moment, et, quoique l'on ne voie pas manifestement que celle qui cause ce désordre y prenne garde, l'on a néanmoins la satisfaction de sentir tous ces remuements pour une personne qui le mérite si bien. L'on voudrait avoir cent langues pour le faire connaître; mais, comme l'on ne peut se servir de la parole, l'on est obligé de se réduire à l'éloquence d'action.

Jusque-là on a toujours de la joie, et l'on est dans une assez grande occupation. Ainsi l'on est heureux, car le secret d'entretenir toujours une passion, c'est de ne laisser naître aucun vide dans l'esprit, en l'obligeant de s'appliquer sans cesse à ce qui le touche si agréablement. Mais, quand il est dans l'état que je viens de décrire, il n'y peut pas durer longtemps, à cause qu'étant seul acteur dans une passion où il en faut nécessairement deux, il est diftîcilc qu'il n'épuise bientôt tous les mouvements dont il est agité. (Pascal.)

Les êtres qui nous inspirent le plus d'affection ne sont pas toujours ceux que nous estimons le plus. (George Sand.)

Tant que I'amour dure, il subsiste de soi-même, et quelquefois par les choses qui semblent le devoir éteindre, par les caprices, par les rigueurs, par l'éloignement, par la jalousie.

L'.unitié, au contraire, a besoin de secours; elle périt faute

de soins et de confiance. (La Bruyère.)

Les mauvais sujets sont les grands hommes en amour.

(Balzac.)

cxxxvm

L'amour est entièrement à celui qui aimej l'aimé n'est qu'un prétexte. (Alphonse Karr.)

L'amour est chose oisive, ennemie du travail, occupée de miroirs et de chevelures blondes. (Euripide.)

11 n'y a de véritable amour que celui qui s'occupe du bonheur de l'objet aimé. (Héloïse.)

Je ne sais pas si le véritable amour donne d'aussi agréables jouissances qu'une savante tromperie. Il y a peut-être des hypocrisies qui valent la vertu. (Balzac.)

Les femmes s'étudient toute leur vie à donner de I'amour ; comment pourraient-elles s'empêcher d'en prendre beaucoup?

(Thomas Morus.)

L'amour se métamorphose dans la société humaine; il suit et exprime en ses formes mobiles toutes les phases de l'histoire. Cliez les Grecs, il est volupté. A ses grâces juvéniles siéent également la tunique ou la veste de Sapho et la robe

traînante d'Alcibiade. Au moyen âge, il devient passion et ceint la Lure d'Héloïse. Aux temps aimables de la renaissance, galanterie ingénieuse et chevaleresque encore, il enlace au croissant de Diane la salamandre de François I^^ Au siècle du grand roi, il prend les majestueuses allures des choses éternelles. Sous la Régence, débauche capricieuse, il effeuille sa couronne de roses aux lueurs blafardes de l'orgie. Quant à nous, tristes enfants d'une civilisation vieillie, comment le voyons-nous apparaître? sous l'aspect effronté d'un vice impuissant, ni ne sait plus parler ni à nos cœurs qui à nos sens, mais qui sollicite notre bourse.

(Daniel Stern. — Madame d'Agout.)

L^MouRest comme ce qu'on appelle au ciel la voie lactée, un amas brillant formé par des milliers de petites étoiles dont chacune est souvent une nébuleuse. Les livres ont noté quatre ou cinq cents des petits sentiments successifs, et si difficiles à reconnaître, qui composent cette passion, et les plus grossiers ; et encore en se trompant souvent et prenant l'accessoire pour le principal. (Stendhal.)

11 semble que, s'il y a un soupçon injuste, bizarre et sans fondement, qu'on ait une fois appelé jalousie, cette autre jalousie qui est un sentiment juste, naturel, fondé en raison et sur l'expérience, mériterait un autre nom. (La Bruyère.

La peur fait beaucoup en amour. Le mari du moyen âge était aimé de sa femme pour sa sévérité même... La fiancée de Guillaume le Conquérant, ayant été battue par lui, le reconnut à ce signe pour son époux et son seigneur. Qui a ce droit aujourd'hui? Le mari ne l'a pas gardé; le prêtre l'a, il en

use. 11 a toujours sur la femme le hùton de l'autorilé; il la bal, soumise et docile, des verges spirituelles. (J. Michelet.)

Pareillement, ces petites noisettes, ces riottes, qui par certains temps sourdent entre les amants, sont nouveaux refraîchissements d'AMOoR. (Rabelais.)

Le sentiment de la fausseté des plaisirs présents, et l'ignorance sur la vérité des plaisirs absents, causent l'inconstance.

(Pascal.)

Sous beaucoup d'expérience gît parfois un premier amour qu'on pourrait abuser. (Balzac.)

Quand le cœur s'ouvre aux passions, il s'ouvre à l'ennui de la vie. (J.-J. Rousseau.)

Les jeunes gens connaissent plus tôt 1' amour que la beauté.

(Vauvenargues.)

L' AMOUR, tel qu'il existe dans la société, n'est que l'échange

de deux fantaisies et le contact de deux épidermes.

(Champt'ort.)

Peu de gens savent ce que c'est que I'amour, et parmi ceux qui le savent, il en est bien peu qui le disent.

(Madame Guizot.)

Sans la croyance en sa perpétuité, I'amour ne serait rien; la constance le gidudil. (Uaizac)

Montagne appelle I'amour une passion entreprenant de grandes choses, et toutes les femmes chargées de faire à leur gré des héros, ne manqueront pas de crier que Montagne a raison. Je ne sais, pour moi, comment I'amour se faisait autrefois ; mais j'entends dire aujourd'hui de tout côté que les bonnes fortunes sont à si bon marché, que ce n'est pas la peine d'être un héros pour en avoir. (L'abbé de Mably.)

Un seul mensonge détruit à jamais cette confiance qui, pour certaines âmes, est le fond même de I'amour. (Balzac.)

Quelques âmes trop ardentes ou ardentes par excès, amoureuses à crédit, si l'on peut ainsi dire, se jettent aux objets au lieu.de les attendre. Avant que la sensation, qui est la conséquence de la nature des objets, arrive jusqu'à elles, elles les couvrent, de loin et avant de les voir, de ce charme imaginaire dont elles trouvent en elles-mêmes une source inépuisable. Puis, en s'en approchant, elles voient ces choses, non telles qu'elles sont, mais telles qu'elles les ont faites, et jouissent d'elles-mêmes sous l'apparence de tel objet. Mais, un beau jour, on se lasse de faire tous les frais, on découvre que l'objet adoré ne renvoie pas la balle; l'engouement tombe, et l'échec qu'éprouve l'amijur-propre rend injuste envers l'objet trop apprécié. (Stendhal.)

L'amour naît brusquement, sans réflexion, par tempérament ou par faiblesse. Un trait de beauté nous fixe, nous détermine. L'amitié, au contraire, se forme peu à peu, avec le temps, par la pratique, par un long commerce. Combien d'es-

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prit, de bonic de cœur, d'attachement, de services et de complaisance, dans les amis, pour faire en plusieurs années bien moins que ne fait en un moment un beau visage ou une belle main. (La Bruyère.)

On craint toujours de voir ce qu'on aime, quand on vient de faire des coquetteries ailleurs. (La Rochefoucauld.)

L'amour est le médiateur du monde et le rédempteur de toutes les races humaines. (Michelet.)

L'homme n'aime pas à demeurer avec soi; cependant il aime. Il faut donc qu'il cherche ailleurs de quoi aimer. Il ne le peut trouver que dans la beauté. (Pascal.)

L'indulgence qu'on a pour les femmes qui font I'amour, est moins une grâce à leur péché qu'une justice à leur faiblesse.

(Saint-Kvremont.)

L'amour est un enchantement; jouissons-en sans chercher à connaître le charme qui nous amuse et qui nous séduit. Anatomiser I'amour, c'est vouloir s'en guérir. Psyché le perdit pour avoir voulu le connaître. (Ninon de Lenclos.)

L'amour est une source vive, partie de son lit de cresson, de fleurs, de gravier, qui rivière, qui fleuve, change de nature et d'aspect à chaque flot, et se jette dans un incomparable océan, où les esprits incomplets voient la monotonie et où les grandes âmes s'abîment en de perpétuelles contemplations. (Balzac.)

La bonne opinion qu'on a toujours de soi-même fait qu'on s'imagine qu'une femme est prise dès qu'elle vous distingue par une habitude de familiarité qui bien souvent ne veut rien dire. (Hamilton, Mémoires de Grammont.)

Les femmes sont toutes ravies qu'un homme, dont elles ne veulent rien faire, devienne leur esclave de parade, seulement pour grossir l'équipage.

(Harailton, Mémoires de Grammont.)

Tous les trésors de la terre ne valent pas le bonheur d'être aimé. (Caldéron.)

11 y a des gens qui n'auraient jamais été amoureux, s'ils "n'avaient jamais entendu parler de I'amour.

(La Rochefoucauld.)

Tant plus le chemin est long dans /amour, tant plus un esprit délicat sent de plaisir.

Il y a de certains esprits à qui il faut longtemps donner des espérances, et ce sont les délicats. 11 y en a d'autres qui ne peuvent pas résister longtemps aux difficultés, et ce sont les plus grossiers.

Les premiers aiment plus longtemps et avec plus d'agrément; les autres aiment plus vite, avec plus de liberté, et finissent bientôt. (Pascal.)

Rien n'est plus arbitraire que le sens du véritable amour. Tous les AMOURS sont vrais, qu'ils soient fougueux ou paisibles, sensuels ou ascétiques, durables ou passagers, qu'ils mènent les hommes au suicide ou au plaisir. Les amours

de tête conduisent à d'aussi grandes actions que les amours

de cœur. (George Sand).

L'amour est une puissance nullement indisciplinable. 11 donne, comme toute autre force naturelle, une prise à la volonté, à l'art, qui, quoi qu'on en dise, le crée très-facilement, et facilement le modifie par les milieux, les circonstances extérieures et les habitudes (Michelet.)

L'amour qui naît subitement est le plus long à guérir.

(La Bruyère.)

Les femmes qui disent aimer, qui souvent croient aimer le plus, dansent, valsent, coquettent avec d'autres hommes, se parent pour le monde, et y vont chercher leur moisson de regards convoiteurs. (Balzac.)

CLXXl V

Les passions vicieuses sont toujours un composé d'orgueil, et les passions vertueuses, un composé d'AwouR.

(Chateaubriand.)

11 y a des femmes qui aimeraient si la journée était plus longue. Que le soleil s'arrête et elles seront à vous. Les têtes s'écliaiifient vers le, soir, l'après-souper est charmant : on se promène parle plus beau clair de lune du monde; l'air est calme, mais le cœur ne l'est pas... On se sépare, on parle du serein, les indifférents proposent de se coucher. Le lendemain, c'est à recommencer; elles ne se ressouviennent plus du point où on les a laissées; et, si elles s'en ressouviennent, c'est pour s'en garder une autre fois, (Le prince de Ligne.)

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L'amour est à l'âme de celui qui aime ce que l'âme est au corps qu'elle anime. (La Rochefoucauld.)

Pour peu qu'une femme ait peu d'esprit et beaucoup d'orgueil, elle doit bientôt en venir à croire, qu'en fait de pudeur, on n'en saurait trop faire. (Stendhal.)

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