VIII PRÉFACE
la clochcy roulent des rra et des fia à qui mieux mieux; dans cet affolement du public auquel on crie des : « Entre:^j entre^ij vene^ voir », sans la moindre pudeur^ à la porte même d'un ouvrage nouveau^ Fauteur qui a le respect de son art et de son lui, a dû^ — son oeuvre parachevée, — se retirer sous sa tente et constituer pour préfacier, un de ses proches dans cette grande famille dis lettres qui compte tant de bâtards et si peu de vrais pires nobles.
Il faut donc aujourd'hui^ lorsque le maître de céans fC officie pas lui-même^ un introducteur à toute fête intellectuelle y en quelque sorte un maître de cérémonies, un Alcôviste, comme on eût dit che^i les précieuses dames de là rue Saint-Thomas-du-LouvrCy et, à ce titre, dans notre société ultra-banale à force de civilisation, un Monsieur honnêtement cravaté de blanc^ à régal d'un Semainier de la Comédie-Française doit venir frapper les trois coups et conférencier quelques courts instants avant le lever du rideau.
Pour peu qu'une haute sympathie vous place à l'avantscène ou qu'une'amitié sincère vous y pousse, le préfacier ne remplit pas un sacerdoce, mais un devoir ; il ne reste plus rien d'empesé, de froid ou de dogmatique dans