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CHAPITRE II

UN PETIT GRANDVILAIN

Quand on se marie à soixante-neuf ans, peut-on se flatter d'avoir des héritiers, de se voir revivre dans ses enfants? Il me semble que non... cependant il est probable qu'on s'en tlatte toujours.

Lorsque pareille chose arrive, lorsque l'épouse d'un vieillard devient mère, les plaisanteries pleuvent sur le mari!... mais les quolibets, les bons mots portent à faux quelquefois... dans un cas semblable, quand vous ne voulez pas croire, il est bien difficile de vous prouver que vous avez :ort...

Plus negare potest asinus quam probare philosophus.

H y avait cinq mois qu'Aménaïde Dufoureau était devenue marquise de Grandvilain, lorsqu'un matin elle aborda son époux en rougissant, et les yeux baissés, l'air embarrassé, lui fit entendre qu'elle espérait lui donner un gage de son amour.

M. de Grandvilain poussa un cri de joie; il se leva, embrassa sa femme, courut dans la chambre, voulut faire une pirouette et se jeta par terre, mais madame l'aida à se relever, et il recommença à faire mille folies, car le plaisir qu'il éprouvait lui faisait oublier son âge. Il était fier d'avoir un enfant, et il y avait bien de quoi, d'autant plus que la vertu de sa femme était comme celle de l'épouse de César; on ne pouvait pas même la suspecter.

Dès ce moment on ne s'occupa plus que de cet enfant qui n'était pas encore né.

M. le marquis était persuadé que ce serait un garçon. Et pour CToire cela, il se disait : Un bonheur ne vient jamais seul.

Madame la marquise était enchantée d'avoir un enfant. Garçon ou fille, elle était certaine de l'aimer également; mais pour être agréable à son mari, elle paraissait aussi compter sur un garçon.

— Je le nourrirai moi-même! s'écriait Aménaïde en souriant à son époux.

— Oui, oui, nous le nourrirons! répétait le marquis, nous élèverons beaucoup mieux que ne pourrait le faire une nourcei... Que diable! des gens comme nous doivent s'y entendre

nieux que des paysans; nous en ferons un gaillard ! car je veux '{ue mon fils ressemble en tout à son père.

Et en disant cela, le vieux marquis allongeait le jarret et essayait de faire encore le superbe. Depuis qu'il savait son épouse enceinte, il se croyait revenu à vingt ans.

On acheta une layette magnifique pour le poupon que l'on attendait; on fit de grands préparatifs pour bien recevoir ce rejeton de M. de Grandvilain; l'ivresse à laquelle on se livrait était bien naturelle ; puisque de jeunes époux fêlent la naissance de eur enfant, ils doivent en faire bien plus encore ceux qui n'ont pas l'espoir de voir se renouveler un scmbla!)le événement.

Plus le moment approchait où ma ^ame la marquise devait cire mère, et plus son vieil époux l'accablait de soins, d'attenlions, de prévenances; cela allait quelquefois si loin, que malame de Grandvilain en perdait l'appétit avec la liberté. M. le marquis ne voulait plus qu'elle sortît à pied, il redoutait pour elle la moindre fatigue, il veillait aussi à ce qu'elle ne mangeât rien qui pût lui faire du mal, et celte attention devenait cruelle pour celle qui en était l'objet, car, drins la chose la plus simple, le marquis trouvait un danger et cela était défendu sans rémission, au point que vers la fin de sa grossesse, madame de Grandvilain n'obtenait plus que de la panade, seule nourriture qui, suivant M. le m.arquis,, ne fût pas dangereuse pour sa femme. Il y avait cependant auprès de la marquise un médecin qui prescrivait un tout autre régime, mais M. de Grandvilain s'en rapportait plus à lui qu'au médecin, et en vieillissant il devenait très-entêté.

Le grand jour arriva enfinl... et il était temps pour la pnuvrc

marquise qui s'accommodait mal de ne manger que de la panade. Arrénaïde mit au monde un fils.

M. de Grandvilain ne s'étiit pas senti la torce de rester près de sa femme pendant qu'elle était en proie aux douleurs de la maternité.

Mais un domestique, qui jadis avait été jockey, puis groom, puis valet de chambre du marquis, et qui maintenant avait ateint la cinquantaine, accourut lui apprendre cette grande nouvelle.

En apercevant son vieux Jasmin, dont la figure rouge et hourgeonnée était encore plus bêle que de coutume, le marquis s'c'cria .

— Eh bien! Jasmin... est-ce que ce serait fini?

— Oui, monsieur le marquis... c'est fait! Ah! nous avons eu bien de la peine, mais enfin ça y est.

On sait que les vieux dtmesliques de grandes maisons ont assez l'habitude de dire nous^ en parlant de ce qui concerne leurs maîtres, et M. de Grandvilain pardonnait à son ci-devant jockey d'employer celte locution.

— Comment! ce serai: fini, Jasmin? Ah! celte pauvre marquise 1... Mais alors, achève donc, bourreau... qu'est-ce que c'esl?

— C'est quelque chose de magnifique, monsieur; vous serez très-content !

— Mais le sexe, drôle, le sexe donc, est-ce qu'il n'en a pas, cet enfant?

— Oh! que si fait, vraiment!... un sexe superbe! nous sommes accouchés d'un garçon, mon cher maître.

— Un garçon, Jasmin! un garçon! Ah' quel bonheur! mais je l'avais bien dit! J'en étais sûr... je l'aurais parie... Est-ce que je ne sais pas toujours ce que je fais !

— Vous êtes bien adroit, monsieur le marciuis.

— Un garçon... j'ai un fils... j'ai un héritier de mon nom! Jasmin, je te donne dix écus de gralifîcalion pour m'avoir apporté celle nouvelle.

— Merci, mon cher maître. Vive les Grandvilair. !

— J'ai un garçon... le plaisir... le... ah! ouf! je n'en puis plus... Jasmin, donne-moi mon flacon de sels... non, donne-moi plutôt un petit verre de madère... je sens mon cœur qui s'en va.

— Allons, monsieur le marquis, remettez-vous, dit Jasmin en

présentant un vcrrë de madère à son maître. Ce n'est pas le cas de vous trouver indisposé.

— Tu as raison... mais que veux-tu! le saisissement... la joie... Voilà la première fois que je suis père... à ma connaissance, du moins... et cela fait un si grand effet. Conte-moi donc quelques détails... pendant que je me remets... car je u'aurais pas encore la force d'aller jusqu'à ma femme.

— Eh bien, monsieur le marquis, figurez-vous que je m'étais placé en faction tout contre la chambre de madame, afin de venir vous avertir dès que nous serions accouchés, car je pensais bien que vous seriez impatient de savoir le résultat...

— Très-bien, Jasmin... Achève, achève.

— Au bout de quelque temps, j'entends des cris... Pavais envie de me sauver, mais je tiens ferme pourtant, et pour me donner de la résolution, je prends une bonne prise de tabac. Tout à coup on ouvre la porte de chez madame... c'était l'accoucheur... Il me voit...ilcherchaitquelqu'un,Tl me fait signe d'entrer.J'obéis.

— Comment! di Ole, vous avez pénétré dans la chambre de madame la marquise pendant que...

— Non, monsieur, je suis resté dans la petite pièce qui précède. Tout le monde était en rumeur... la garde, la femme de chambre, cette grosse niaise de Turlurette s'était avisée de se trouver mal au lieu de se rendre utile...

— Cela prouve son attachement pour mon épouse, Jas-Tiin. Continuez.

— Pardon, monsieur, il faut que je me mouche d'abord... Enfin on m'appelait pour secourir Turlurette; moi, qui étais bien plus inquiet de madame, je m'écrie :

— Sommes-nous accouchés, d'abord?

— Eh oui! répond le médecin.

— Qu'est-ce que nous avons eu, alors?

— Tiens... imiécile.

— En disant ce-a, l'accoucheur me met un petit paquet sur les bras... Figuroz-vous, monsieur, que je crus d'abord que c'était un fromage... c'était tout rond... cela avait une drôle d'otleur... mais en regardant bien, je reconnus que c'était un petit g rvon, à peine sorti de sa coquille.

— Qu'est-ce que cela signifie, Jasmin? Comment, c'est mon fils que vous aviez pris pour un fromage...

— Dame ! monsieur, quand on n'a jamais vu de nouveauné... et c'était la première fois que j'en voyais...

— Prendre mon fils pour un fromage!... Vous êtes un butor, vous n'aurez point de gratification !

— Ah! monsieur le marquis. . ce n'est pas l'argent que je regrette, mais je ne croyais pas avoir mérité voire colère!., d'autant plus qu'en considérant le petit garçon que je tenais dans mes bras, je vis avec joie qu'il avait tous nos traits... c'est nous tout craché !

— Comment, c'est nous.,o Jasmin! est-ce que vous avez

bu?

— Ali ! pardon, monsieur le marquis, mais c'est rattachement qui m'emporte! Quand je dis nous... mon cher maître sait bien que je veux dire lui!... Enfin c'est votre noble figure, monsieur, c'est voire beau nez aquilin... votre joli petil menton; il aura aussi vos belles dents que vous n'avez plus... Je gagerais qu'il !os aura.

Le vieux marquis ne peut s'empêcher de sourire, et il répond d'une voix plus douce :

— Ce cher petit!... Allons. . je t'ai promis une gralificalion, tu l'auras. Je sais que tu es un fidèle serviteur, mon pauvre Jasmin, mais aussi il faut prendre garde à ce qu'on dit quand on parle du fils de son maître.

— C'est un véritable amour que nous avons là, monsieur.. Ah! si j'avais pu lui donner à teterl comme j'aurais été coulent.

-^ Je me sens maintenant assez de force pour aller embrasser mon épouse et mon fils... Viens, Jasmin, conduis-moi...

— Ou/, monsieur... Allons voir notre enfant.

Le vieux marquis, enchanté de se voir renaître à soixantedix ans, se lève, prend le bras de son valet de chambre, ei tâche de courir avec Jasmin jusqu'à l'appartement de l'accouchée ; mais, comme le maître et le valet avaient le pas lourd, la course se bbrna à une marche assez accélérée, ce qui n'empêcha pas que le marquis et Jasmin ne fussent presque poussifs en arrivant chez madame la marquise.

Monsieur courut embrasser madame en versant des larmes de joie, et dans son attendrissement il se laissa tomber sur le lit de l'accouchée, d'où l'on eut toutes les peines du monde à le tirer, parce que le bonheur changeait ses jambes et ses bras en coton.

16 L'AMOUUEUX THANSl ^

Quand on fut parvenu à replacer M. de Grandvilain dans un fauteuil , il demanda un verre de madère afin de se remettre et d'être en étal d'embrasser son fils. Jasmin courut de nouveau chercher du madère; il en versa à son maître, et s'en versa aussi un verre, qu'il alla boire derrière un grand rideau de croisée, trouvant qu'il avait également besoin de reprendre des forces.

— Et malmenant où est mon fils? dit le marquis d'une voix émue, et portant ses regards autour de lui.

— On va vous l'apporter, monsieur, dit la grosse Turlurette, la garde l'arrange pour vous le présenter...

— Je n'ai pas besoin qu'on l'habille, dit le marquis, au contraire, je veux le voir tout nu, je jugerai bien mieux de sa force... de sa constitution...

— Oui, oui. dit Jasmin, nous sommes bien aises de voir ce que nous avons fait !

— Vous entendez, Turlurette; dites à la garde de m'apporter mon fils nu comme un ver.

— Oui... qu'on nous l'apporte, on sauvage, et sans feuille de vigne!

— Jasmin, est-ce que vous ne retiendrez pas un moment votre langue?

— Pardon, monsieur le marquis... c'est l'impatience d'admirer ce cher amour.

Turiureiie s'empresse de faire sa commission, et bientôt la garde vient, tenant devant elle une grande cuvette dans laquelle le nouveau-né, entièrement nu, s'agitait et étendait à loisir ses ])C!its membres frais et roses. La garde présente l'enfant au marquis comme on présentait jadis à un conquérant les clefs d'une ville.

A la vue de son fils , M. de Grandvilain pousse un cri de joie et étend le bras pour le saisir, mais l'émotion qu'il ressent lui fait éprouver une nouvelle faiblesse, il n'a pas la force de prendre son fils, et se lais>e retomber dans son fauteuil. Cependant la garde-malade, croyant que le papa allait s'emparer de ce qu'elle lui présentait, avait lâché l'enfant et la cuvette, et tout cela allait tomber sur le parquet, si la grosse Turlurette n'eût heureusement rattrapé le nouveau-né en le saisissant par un entiroil qui présentait une légère s lillie.

1.:'. (uveiic, en tombant sur le parquet, s'était brisée en mor-

ceaux. A ce bruit, madame la marquise croit son fils lue, elle 8'écrie :

— Mon enfant!.-, que lui est-il arrivé?

— Rien, madame, dit Turlureite, en présentant le petit garçon à sa maîtresse, il n'est pas tombé... je l'ai retenu... par... quelque part...

— Ce cher amour!... j'ai eu bien peur!... Oh !mon Dieu ITurluretteî... mais vous le tenez bien singulièrement... cet enfant.

— Dame!... c'est encore bien heureux que j'aie trouvé à le saisir par là!.. Si c'eût été une fille... elle aurait bien pu tomber avec ia cuvette... et Dieu sait si l'enfant ne se serait pas brisé comme elle.

Pendant que tout ceci avait lieu, Jasmin, voyant son maître pâle et tremblant dans le fauteuil, se hàle de lui verser un autre verre de madère, et va ensuite lui-même faire une station derrière le rideau.

M. de Grandvilain ayant pour une troisième fois retrouvé des forces, va prendre l'enfant que tenait Turlurette et l'embrasse avec effusion, puis l'élève en l'air, en s'écriant :

— Le voilà mon fils! mon héritier! Ah ! corbleu 1... je

savais bien que j'aurais un fils, moi.

Cependant la marquise, craignant qu'il ne prît à son mari une nouvelle faiblesse, et qu'alors il ne laissât échapper son enfant, le ^upplie de s'asseoir auprès de son lit ; M. de Graodvilain y consent, et il se met ensuite à tourner, à retourner le nouveau-né, à l'examiner sur toutes ses faces, et il s'écrie :

— Le bel enfant!... c'est pouriant moi qui a fait tout cela...

— Oui, c'est pourtant nous! murmure Jasmin qui se tient debout derrière le fauteuil de son maître avec la bouteille de madère à la main, en cas de besoin.

— Comme il est gras et rose... quels beaux petits mollets...

— Ma foi I je n'en ai plus tant que ça, moi ! dit Jasmin en jetant un coup d'œil sur ses jambes.

— Quelle jolie petite tête ronde !...

— On jurerait un fromage de Hollande!... murmure encore Jasmin, mais heureusement pour lui cette fois son maître n'entend pas sa réflexion, qui aurait pu définitivement faire supprimer la gratification.

— Il est bâti comme un. Apollon... et il a des choses... oo

il y a de l'hercule... Tiens, vois donc, Jasmin... comme cela esl déjà... prépondérant !

— C'est merveilleux ! dit Jasmin, qui, après avoir admiré ce qu'on lui faisait voir, fit alors mentalement la même réflexion qu'il avait faite au sujet des mollets.

Après que M. le marquis eut bien examiné son fils per fas c? nefas, il le présenta à son épouse, en lui disant :

— A propos, tendre amie, comment le nommerons-nous?..

— C'est à quoi je songe, mon cher époux, depuis que je suis accouchée.

— Il faut que mon fils porte un beau nom... je me nomme Sigismond, moi ; c'est un joli nom de baptême ; mais je n'aime pas que les fils portent le même nom de baptême que leur père, cela amène des cacophonies où l'on ne se reconnaît plus.

— Tenez, monsieur le marquis, le nom qui conviendrait à cet amour serait celui de Chérubin. Qu'en dites-vous? n'est-ce pas là un bie.i joli nom?...

— Chérubm ! dit le marquis en hochant la tête, c'est bien femmelette... il n'y a rien de guerrier là-dedans I...

— Eh! monsieur! quelle nécessité de. donner un nom de guerrier à notre fils... cela eût été bon du temps de Nai)oléonl mais maintenant vous savez bien que ce n'est plus la mode... je vous en prie, appelons notre fils Chérubin !

— Marquise, répondit M. de Grandvilain en baisant la main de sa femme, vous m'avez donné un fils, je n'ai rien à vous refuser... il se nommera Chérubin... cela rappelle un peu le Mariage de Figaro, mais, après tout, le Chérubin de Beaumarchais est un petit gaillard fort aimable, toutes les femmes rafifoleni de lui, et ce ne serait pas encore un mal si notre fils ressemblait au petit })age.

— Oui, oui, murmure Jasmin, qui se dandinait en se tenant après le dos du fauteuil de son maître, parce que les poses qu'il avait faites derrière les rideaux commençaient à lui donner des faiblesses dans les jambes.

— Oui, c'est très-gentil, Chérubin... ça rime avec Jasmin!... Le marquis se retourna et eut envie de donner un soufflet à

son domestique ; mais celui-ci, s'apercevant qu'il avait dit encore une bêtise, fit une mine si pileuse que son maître se contenta de lui 'iire :

L'AMOUREUX TRANSI li>

— Vous êtes aujourd'hui d'une inconvenance qui passe les bornes, Jasmin !

— Pardon, monsieur le marquis, c'est la joie, l'enthousiasme... Je suis si content qu'il me semble que tout valse dans l'apfiartemenl ?...

En ce moment Turlurelle vint annoncer que tous les domestiques de l'hôtel s'étaient réunis, et demandaient la permission d'offrir un bouquet à leur maîtresse, et leurs félicitations à leur maître.

Le marquis donna ordre de laisser entrer ses gens.

Les domestiques arrivèrent sur une file, et Jasmin, comme le plus ancien, se hâta de se mettre à leur tête, et commença un compliment dont il ne put jamais trouver la fin, parce que sa langue s'embarbouillait. Mais il prit son parti et coupa court à sa phrase en s'écriant :

— Vive le fils de M. le marquis et son auguste famille! Tous les valets répétèrent ce cri en jetant leur chapeau ou leur

casquette en l'air.

M. de Grandvilain se sentit de nouveau attendri, des larmes humectèrent ses yeux, et craignant d'avoir encore une faiblesse, il fit un signe à Jasmin, qui, prévoyant cela, lui présenta aussitôt un verre de madère.

Le marquis but; puis il remercia ses gens, leur donna de l'argent et les envoya boire à la santé du nouveau-né.

Jasmin s'éloigna avec eux, emportant la bouteille de madère, dont il commença par avaler le reste avant de se joindre à ses camarades...

Et le soir le valet de chambre était complètement gris, et M. le marquis avait pris si souvent de quoi se donner des forces, qu'il fut obligé de se coucher en sortant de table.

Mais on n'a pas un entant tous les jours! et surtout lorsqu'oa est arrivé à soi.xante-dix ans.

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