‹ L'amputation du membre supérieur dans la contiguité du troncChapitre 15 sur 62 · W. FERGUSSON · texte numérisé non relu

W. FERGUSSON

loïde en voie de ramollissement. Rigaud ne dit rien de la tumeur récidivée.

[Gazette médicale de Strasbourg, 1851, p. 72.) Une courte note sur ce cas se trouve dans les Comptes rendus de V Académie des Sciences, 1844, t. XIX, p. 187. Commissaires: MM. Roux et Velpeau.

XXVe cas. — William Fergusson. — Case of resection

of the scapula.

Un soldat, qui sept ans auparavant avait subi, à Fort Pitt’s Hosp., la désarticulation de l’épaule (par M. Williamson ; vid. Medical Gazette , 1845, vol. XXXVI, p. 812), rentre à King’s College Hospital avec plusieurs fistules conduisant sur l’omoplate. Le 6 février 1847, une incision découvre la clavicule qui est sciée à sa partie moyenne, puis est continuée le long de l’épine de l’omoplate ; sur cette incision tombe une autre incision, qui rouvre toute l’ancienne cicatrice. L’angle externe de l’os est d’abord dégagé, et celui-ci renversé en arrière pendant que l’on comprime contre la première côte l’artère sous-clavière. On coupe en dernier lieu les attaches du trapèze, de l’angulaire, du grand dentelé. L’artère axillaire, qui avait été rouverte au niveau de l’ancienne cicatrice, est alors liée ainsi que quelques vaisseaux de moindre importance. Quelques points de suture; pansement au lint trempé dans l’eau. Le patient avait été éthérisé.

11 n’y eut que peu de réaction, les ligatures tombèrent le dix-huitième jour ; le 5 mai, le malade sortit de l’hôpital ; il conservait encore des fistules qui n’étaient pas fermées au mois d’avril 1848. Elles provenaient d’une altération

scrofuleuse et n’avaient pas de rapport avec la portion restante de la clavicule. Le malade était gras et bien portant.

L’omoplate était hyperostosée et couverte d’ostéophytes. Le bras avait été désarticulé pour une carie.

( Médico-chirurgical Transactions , 1848, vol. XXI, p. 309.) XXVIe cas. — Busch.

Le professeur Busch rend compte sommairement d’un cas d’extirpation de l’omoplate et présente des photographies reproduisant le résultat obtenu. Il s’agissait d’une jeune fdle de seize ans, à qui l’on avait enlevé le bras par la désarticulation, à cause d’un carcinome, et qui était atteinte de récidive dans les parties molles, la clavicule et l’omoplate. L’état de faiblesse de la patiente détermina le chirurgien à faire la ligature préalable de la sous-clavière au-dessus de la clavicule, pour éviter toute perte de sang, ïl pratiqua ensuite l’ablation de l’omoplate et de la plus grande partie de la clavicule.

Le compte rendu ne renferme rien de plus. Communication à la Niederrheinische Gesellschaft für Natnr and Heilkunde , à Bonn; séance du 7 août 1861. ( Allgemeine medicinische Centralzeitung , 1861, 31 août; p. 560.)

XXVIIe cas. — Conant. — Arrêt remarquable cïune affection cancéreuse obtenu par des amputations successives.

« L’observation rapportée par le Dr Conant constate que la guérison du malade qui en est le sujet date de vingt ans. Le cancer se montra au pouce qui fut amputé ; il se manifesta ensuite dans le moignon qui résultait de l’opération

DEROUBAIX.

première et nécessita l’ablation de la main ; le mal conti nuant à repulluler, on dut amputer l’avant-bras, le bras, puis l’épaule, et enfin enlever l’omoplate et la clavicule. Après cette dernière opération il ne reparut plus et le sujet se trouve actuellement parfaitement bien. »

Nous n’avons qu’un compte rendu très incomplet de cette observation, qui est indiquée comme ayant été publiée dans X American medical Times et dans le Dublin medical Press. Ce compte rendu est donné par la Presse médicale belge , 1863, t. XV, p. 344.

XXVIIIe et XXIXe cas. — Soupart et Deroubaix.

Le professeur Soupart, de Gand, exécuta pour une tumeur fibro-plastique la désarticulation du bras, la résection de l’acromion, de la cavité glénoïde et du bord inférieur de l’omoplate. Le mal récidiva, et le 21 avril, l’habile opérateur fit l’extirpation complète de l’omoplate. Cette dernière opération ne fut pas suivie d’un résultat plus heureux que la première; le malade succomba le 12 juillet à une nouvelle récidive.

Le professeur Deroubaix, de Bruxelles, a rapporté à Michaux le fait d’un individu auquel il avait successivement, et à des époques différentes, pratiqué pour une tumeur de mauvaise nature : d’abord, la résection de la tête de l’humérus, puis la désarticulation scapulo-humérale, et enfin l’extirpation totale de l’omoplate. Le sujet succomba quelques mois après à une affection des poumons de la même nature que celle qui avait nécessité ces diverses opérations.

Ces deux faits ne nous sont connus que par la mention qu’en

OBSERVATIONS

donne Michaux dans son travail sur Y Ablation totale de l'omoplate en conservant le reste du membre supérieur ( Gazette médicale de Paris , 1866, t XXI, p. 276).

Michaux indique le cas de Soupart comme ayant été communiqué à la Société de médecine de G and dans la séance du 17 juillet 1857, et publié dans les Annales de cette Société.

XXXe cas. — Von Langenbeck.

II. B., âgé de vingt-trois ans, a ressenti depuis l’année 1855 des douleurs dans le bras droit, douleurs que l’on attribuait au rhumatisme. En 1857, il se fractura ce membre en tombant ; la fracture fut consolidée en quatre semaines, mais six mois après apparut une tumeur au siège même de la fracture. En 1859, lors de son admission à la clinique, tout le bras est envahi par une tuméfaction énorme, s’étendant du col de l’humérus, à trois travers de doigt au-dessus du coude ; la tumeur a trois pieds environ de circonférence, elle est dure par places, fluctuante en d’autres ; la peau qui la recouvre est saine. On pratique la désarticulation de l’épaule, et le malade guérit. La tumeur était constituée par du sarcome renfermant des noyaux cartilagineux. Le malade avait quitté l’hôpital vers la fin de décembre 1859, un mois après l’opération; la récidive était manifeste dès le mois d’avril 1860. A ce moment le malade porte sur l’omoplate, qui est fort soulevée au-dessus du thorax, une tumeur dure et bosselée qui occupe les deux faces de cet os.

Avant de procéder à l’extirpation, Langenbeck résèque une partie du corps de la clavicule et lie, non sans difficulté, l’artère sous-clavière. L’incision, parallèle à la clavicule, est ensuite prolongée jusqu’à l’ancienne cica-

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