VINCENT JACKSON
Le malade guérit sans accident consécutif. L’opération a été pratiquée le 17 décembre 1860. »
( Bulletins de /’ Académie de médecine , 1864-1865, vol. XXX, p. 723 : lecture ; commission MM. Larrey et Gosselin).
XLIII6 cas. — Vincent Jackson. — Amputation of the right arm at the shoulder- joint, with excision of the scapula.
Samuel C., âgé de trente-cinq ans, est admis en décembre 1864 à Wolverhampton general hospital ; cet homme vient d’être tamponné par une machine du Great Western Railway , dont les roues lui ont passé sur le bras droit, le tampon l’ayant auparavant frappé dans la région du dos. Quoiqu’il eût perdu beaucoup de sang, il n’était pas trop anémié, il avait toute sa sensibilité et sa connaissance ; il avouait des habitudes d’intempérance.
Il y avait une fracture comminutive compliquée du bras et de l’avant-bras et, quoique la peau de l’épaule ne présentât pas de solution de continuité, il était certain que l’omoplate était brisée en plusieurs fragments. A 6 heures et demie du soir, après une consultation avec ses collègues, Jackson se résolut à désarticuler le bras et à agir avec l’omoplate suivant les indications qui résulteraient des constatations faites pendant l’opération.
La désarticulation de l’épaule fut faite aussi rapidement que possible, les vaisseaux furent liés, et le doigt, promené alors aux alentours de l’omoplate, fît reconnaître une fracture esquilleuse de cet os avec broiement de tous les muscles qui s’y inséraient. Le chirurgien se résolut aussitôt à pratiquer l’extirpation du scapulum. Une incision trans-
Berger. 8
OBSERVATIONS
versale fut faite, partant du lambeau postérieur et longeant l’épine de l’omoplate jusqu’un peu en avant du bord spinal, le long duquel on pratiqua une deuxième incision perpendiculaire à la première. Les lambeaux ainsi délimités furent disséqués, puis on pratiqua l’extraction des fragments osseux en tenant constamment la pointe du couteau en rapport avec la surface de l’os. Le fragment supérieur, le plus considérable, fut enlevé en dernier lieu : il comprenait la fosse sus-épineuse et l’épine de l’omoplate ; pour le détacher on sectionna le col de l’acromion avec la scie et on laissa cette éminence osseuse dans la plaie, adhérente encore à l’extrémité de la clavicule. Quatre artères furent liées à mesure qu’elles étaient intéressées ; quelques sutures réunirent les angles des incisions. Le malade mourut le lendemain matin d ' exhaustion; l’autopsie ne fit reconnaître aucune autre lésion que celles trouvées pendant la vie.
L’auteur a laissé, de propos délibéré, l’acromion dans le moignon pour assurer le plus possible à l’épaule sa saillie normale. Personne avant lui n’avait eu recours à cet artifice. L’année suivante (juin 1865) sir William Fergusson, enlevant l’omoplate qui était le siège d’une vaste tumeur, épargna une portion de l’acromion « en partie parce que cette éminence n’était pas malade, en partie aussi parce qu’il pensait laisser ainsi une épaule meilleure pour la forme et pour la fonction ».
(. British medical Journal , 1869, N. S., t. II, p. 322.)
XLIVe cas. — Patrick Héron Watson. — Amputation of the scapula , along with two-thirds of the claricle and the remains of the arm.
J. R..., âgé de treize ans, eut le bras gauche pris et arraché dans un engrenage de papeterie, le 27 mars 1869. Il n’y eut