‹ L'amputation du membre supérieur dans la contiguité du troncChapitre 27 sur 62 · MORTALITÉ · texte numérisé non relu

MORTALITÉ

La mortalité qu’entraîne l’amputation totale du membre supérieur avec l’omoplate doit être envisagée à part pour les amputations pathologiques, et pour les amputations traumat iques ; parmi les premières il convient même de considérer isolément les amputations où le membre entier a été enlevé d’emblée, et celles où l’ablation de l’omoplate a été pratiquée quelque temps après la désarticulation de l’épaule (amputations pathologiques consécutives).

Amputations pathologiques d’emblée. — Les vingt-deux observations qui appartiennent à cette catégorie nous présentent dix-sept faits de guérison plus ou moins durable, et cinq cas où le malade a succombé aux suites de l’opération (deuxième fait de Fergusson, Mac Leod, Macnamara, Mac Gill, et Morisani). Dans ces cinq derniers cas où la mort est survenue quelques instants (Mac Leod), quatre heures (Morisani), vingt-quatre heures (Macnamara), deux jours (Fergusson) et six jours (Mac Gill) après l’opération, la terminaison fatale doit être attribuée à l’intervention chirurgicale.

RÉSULTATS

Il nous faut pourtant faire observer qu’une de ces opérations avait été bien plus complexe et plus grave que l’amputation totale du membre supérieur, puisque celle-ci n’en avait été que le complément en quelque sorte, et que l’acte principal avait consisté dans l’extirpation d’un cancer du sein nécessitant une résection étendue de la paroi thoracique et l’ouverture large de la cavité pleurale correspondante. Il suffit de lire la relation de l’opération en question pour s’assurer, ce qui du reste 11e surprendra personne, que ce fut à partir du moment où la cavité thoracique eut été intéressée, que l’état de la malade devint alarmant : celleci ne survécut que peu d’heures à l’opération. Le résultat d’une opération semblable 11e saurait entrer en ligne de compte quand il s’agit d’apprécier la gravité de l’amputation interscapulo-thoracique .

Nous conservons donc un total de vingt et une opérations suivies dix-sept fois de survie, quatre fois de mort plus ou moins rapide; ce qui nous donne pour l’amputation scapulothoracique du membre supérieur pratiquée d’emblée pour tumeurs ou pour lésions pathologiques, une mortalité d’un peu moins d’un cinquième (19,05 p. 100).

Amputations pathologiques consécutives . — Les cas où l’extirpation de l’omoplate avait été précédée à quelque temps de distance par la désarticulation du bras présentent la même relation numérique entre les opérations suivies de guérison et les opérations suivies de mort. Nous avons retrouvé l’indication de seize cas appartenant à cette catégorie; ils ne nous donnent que trois morts dues à l’opération, dans les faits communiqués par Krakowitzer, Wood et d’Ambrosio. La mort survint, chez l’opéré de Wood, le jour même; chez celui de Krakowitzer, sept jours,

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