‹ L'amputation du membre supérieur dans la contiguité du troncChapitre 5 sur 62 · FERGUSSON · texte numérisé non relu

FERGUSSON

Ce cas est cité par Samuel D. Gross, A System of Surgery , 5e éd., 1872, Philadelphie, vol. II, p. 1113 ( Amputations above the shoulder joint ); par Fock, dans l’analyse d’un cas de Langenbeck [Deutsche Klinik , 1855, t. VII, p. 421); il est aussi mentionné dans les tableaux du New York med. Journ ., 1869, t. VIII, p. 431 et suiv. Nous n’avons pu nous en procurer la relation complète.

Ve cas. — Syme.

Le célèbre chirurgien écossais rapporte un cas dans lequel, sur un homme âgé d’environ quarante ans et porteur d’un enchondrome, il lit d’abord en 1861 la résection de la tête de l’humérus ; en janvier 1862, il extirpa une tumeur grosse comme une noix qui s’était développée dans la cicatrice ; cette tumeur était mobile et indépendante de l’os, et l’on reconnut après l’opération qu’elle était formée par un kyste fibro-plas tique renfermant de la sérosité. Enfin, le 7 mai de cette même année 1862, le mal s’étant reproduit, Syme enleva le bras, l’omoplate en entier et le reste de la clavicule. Le malade guérit parfaitement de cette troisième opération.

Ce fait a été communiqué à Michaux par le Dr Gordon Hardie, du 73e régiment : il aurait été publié par Syme dans une brochure parue à Edinburgh en 1864, et intitulée : Excision of the Scapida ( De l’ablation totale de l’omoplate en conservant le membre supérieur , par Michaux; Gazette médicale de Paris , 1866, t. XXI, p. 276).

VIe cas. — W. Fergusson. — 1. Excision of portion of the scapula for tumour; IL jRemoval of the arm , clavicle and portion [remaining from a previous operation) of the scapula for a recurring tumour.

Berger. 2

OBSERVATIONS

I. — La malade, âgée de dix-neuf ans, disait que la tumeur s’était développée depuis quatre ans, avec des douleurs continues. Elle occupait toute la face dorsale de l’omoplate, était dure, élastique par places, et la peau était mobile sur elle; l’articulation scapulo-liumérale paraissait intacte.

Anesthésie le 14 janvier 1865 ; une incision verticale sert à découvrir la tumeur et à préciser sa nature ; on constate qu’elle n’adhère qu’à l’os. On fait alors une incision parallèle à l’épine de l’omoplate, rejoignant la première incision au niveau de l’acromion ; le lambeau en forme de Y ainsi constitué est disséqué et la tumeur mise à nu. 11 est alors possible de scier l’omoplate au-dessous de l’épine et de dégager la masse morbide. Plusieurs fragments osseux qui paraissaient malades sont en outre extraits avec le davier.

La tumeur était une tumeur fibreuse, du volume d’une noix de coco : elle avait déterminé la résorption de la partie correspondante du scapulum, et elle renfermait des aiguilles osseuses.

Il n’y eut presque pas de perte de sang : trois ou quatre petits vaisseaux seuls réclamèrent des ligatures ; la plaie fut réunie par la suture.

II [Suite de V observation ). — L’opérée avait quitté l’hôpital après une guérison rapide, ne conservant que peu de déformation et ayant recouvré la presque totalité des mouvements du bras. Quelques mois après (vers le mois de juin) la récidive apparut néanmoins et fit de rapides progrès. Deux ou trois nodules irréguliers, de consistance molle et élastique, se produisirent à la région claviculaire et à la région scapulaire antérieure, faisant disparaître la dépression normale des creux sus et sous-claviculaires et envahis-

Page 1