‹ L'amulette de Pascal pour servir à l'histoire des hallucinationsChapitre 16 sur 93 · OU · texte numérisé non relu

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perception essentiellement externe, comme lorsque certaines voix lui traduisent dans les profondeurs du ventre des pensées qui étaient depuis des années les siennes. Dans tous ces cas d’hallucinations internes, l’halluciné rapporte au dedans de lui-même, sous forme de perceptions fausses, des idées que dans les hallucinations externes il rapporte à l’étendue extérieure. C’est là, au point de vue psychologique, la seule grande différence qu’il y ait entre ces deux ordres d’hallucinations (1).

(1) Quelques médecins ont beaucoup insisté encore sur une distinction des hallucinations externes en sensitives et en cérébrales , c’est-à-dire en hallucinations ayant pour point de départ une affection du sens auquel elles sont relatives , et eu hallucinations reconnaissant pour condition organique l’état maladif du cerveau. Cette distinction n’a guère de valeur que du point de vue médical, qui n’est pas ici le mien. Si une maladie évidente du sens semble la cause occasionnelle de la fausse sensation, c’est a cette maladie, c’est-à-dire au sens, qu’il faut adresser le remède. C’est au contraire sur le cerveau qu’on doit agir, si on le croit le point de départ de l’hallucination. Cela est tellement vulgaire, qu’il n’y a pas à s’y arrêter. Quant au phénomène, il est au fond nécessairement le même dans les hallucinations sensitives que dans les hallucinations cérébrales. C’est toujours une fausse perception externe, qui , si elle était quelque part , serait non dans le sens , mais dans le cerveau, et qui, comme toutes les perceptions vraies ou fausses, a certainement le cerveau pour organe. Tout ce que montre ici l’observation, et cela aurait pu être établi à priori,

I A: I. A UAIM A .

Dans (ont ce (|iit‘ je \ ions de dire des hallucinations, j’ai eu exclusivement pour objet d’en rechercher la nature, démontrer les connexion? la plupart du temps intimes qu’elles ont avec les pensées antérieures, de faire, dans ces états de l’esprit , la part d(> l’idée et celle de la sensation, de montrer enlin comment cette dernière s’v substitue à l’idée, quand elle n’en est pas la transformation directe. Ce qui me reste maintenant à faire , ce n’est pas de considérer les hallucinations dans leurs rapports avec les différentes formes de la folie auxquelles elles sont le plus souvent associées , c’est au contraire d’insister encore sur le seul cas où elles marchent presque tout-à-fait seules, en faisant connaître les circonstances qui sont le plus favorables à cet étal d’isolement.

Si les hallucinations dont le moi méconnaît la

e.’csl que dans les rares hallucinations liées incontestablement à la maladie d’un des sens , la sensation peut rester surtout affective ou olïrir un caractère plus indéterminé. Ce sera par exemple, et pour ne parler que des sens de Fouie et de la \ ne, ce sera un bruit , un son vague , rapporté à peine au inonde extérieur, une lumière où ne se dessine aucun des objets qui le constituent. Ces fausses sensations tiennent de très près à celles que la médecine désigne en masse sous le nom de tininin , paracousie, su /fusion , bluclles , et, comme elles, rentrent presque exclusivement dans son domaine.

I I.ill ucin.'i t io solitaires.

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