‹ L'amulette de Pascal pour servir à l'histoire des hallucinationsChapitre 18 sur 93 · ACCEPTÉES PAR LA RAISON. I 1 I · texte numérisé non relu

ACCEPTÉES PAR LA RAISON. I 1 I

mysticisme. Que de telles hallucinations enfin aient pu avoir une grande part dans les étranges symboles de cette foi des anciens peuples , dans les bizarres incarnations de leurs grands et de leurs petits dieux, c’est ce que 11e mettra pas en doute celui qui , désormais convaincu de tout le pouvoir trompeur de la fantaisie, aura quelque peu rélléchi à l’extravagance, maintenant encore inexpliquée, des milliers de théogonies qui, dans leur diversité si semblable, se partagent le ciel et la terre , depuis les temps les plus reculés jusqu’à ceux où nous vivons.

De tels résultats ont quelque valeur, et il importe de les assurer par de nouvelles études, par des études libres de toute opinion préconçue, et où la critique scientifique soit seule admise à se faire entendre et à motiver ses oppositions. Dans ce qui est la base la plus accessible des croyances qui garantissent à l’homme l'immortalité de sa pensée , il serait bon de distinguer , comme le recommandait un grand mystique (1), la voix de Dieu de celle de ses créatures, les inspirations du ciel de celles de l’imagination. En ces questions , plus qu’en beaucoup d’autres, tout admettre serait s’exposer à faire tout re-

(1) Ci'Tson, Traclalus de probaliune spiriluum (opéra omnia, 1702 , t. I. col. et 39).

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