‹ L'amulette de Pascal pour servir à l'histoire des hallucinationsChapitre 24 sur 93 · DIX ANS DE TRAVAUX · texte numérisé non relu

DIX ANS DE TRAVAUX

de la physique , les conséquences multiplient à proportion (1). »

Dans cette première période de sa a ie , Pascal ne fut pas seulement un grand géomètre et un physicien original, marchant sur les traces ou à côté des plus profonds et des plus célèbres, il se montra encore habile écrivain , et annonça dès lors tout ce qu'il devait être en ce genre de gloire. Ses recherches en physique et en mathématiques, ses expériences de Rouen , de Clermont, de Paris, nécessitèrent des expositions , des discussions , des correspondances, et dans tous les écrits qui en résultèrent se révèle en son jeune éclat la plume d’où s’échapperont bientôt la logique sévère ou ardente, l’ironie comique ou sublime des Provinciales et des Pensées. Pour se convaincre de cette précocité de l’écrivain dans Pascal et de sa passion non moins précoce pour ce grand art (2), qu’on relise, entre

(1) Pensées , fragments et lettres de Biaise Pascal, publiés pour la première fois conformément aux manuscrits originaux en grande partie inédits , par M. P. l’augère, 2 vol. in-8", Paris, 1844, l. I, pag. 96 ; ou OE livres de Biaise Pascal , édit, de 1819, t. Il, pag. 28.

(2; Un membre de l’Académie française (a) qui a contribué à provoquer le dernier concours d’éloges sur Pascal, a dit que ce si grand auteur n'est point un auteur jaloux de bien

'a) Népomucènc remercier, Notice sur Blnise Pascal , pag. 2.

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