‹ L'amulette de Pascal pour servir à l'histoire des hallucinationsChapitre 25 sur 93 · ET DE (.1.01 UE · texte numérisé non relu

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autres opuscules de sa jeunesse, sa lettre à la reine Christine, celte lettre, comme le dit François de Neufcliateau (1), à la lois élégante, respectueuse et tière, où le jeun*' géomètre de vingt-sept ans dit à une jeune reine de vingt-quatre, dans un langage tout brillant de l’orgueil des lettres : « que les mêmes degrés se rencontrent entre les génies qu’entre les conditions; que le pouvoir des rois sur leurs sujets n’est qu’une image de celui des esprits sur les esprits qui leur sont inférieurs , et que ce second empire lui parait même d’un ordre d’autant plus élevé, que les esprits sont d’un ordre plus élevé que les corps. » Celte lettre, à part quelques traits précieux qu’on croirait empruntés à Noiture, est déjà

écrive. Crise dans la ligueur du mot. cette opinion serait une erreur; peut-être n'a-t-elle besoin que d'être expliquée. Sans doute ce dont Pascal est surtout jaloux, c’est la pensée même, sa puissance et ses résultats. Mais l’expression qui la fait valoir, qui pour cela doit se confondre et sc perfectionner avec elle , Pascal est aussi très jaloux de son excellence. Jusque dans les premières lettres qu’il a écrites on retrouve l’homme passionné de la forme, qui devait plus tard recommencer jusqu’à tre:/e fois la dix-huitième provinciale. Sous ce rapport, comme sous tous les autres, Pascal sentait sa force et s’y abandonnait avec un charme bien visible.

(1) Essai sur 1rs meilleurs ouvrages écrits en prose dans la langue française, et particulièrement sur les Lettres Provinciales ; dans le t. I de l’édition de 1819 des ORuvrcs de Pascal, pag. ccx.

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