PASCAL HOMME DU MONDE
témoignage, et ce serait se faire l’écho de la rancune des jésuites « juc d’> opposer les grosses plaisanteries du P. Brisacier dans la comparaison qu'il fait de Joseph avec celui qu’il appelle le secrétaire de Port-Royal i). Il y a toutefois quelques raisons de penser que madame Périer et sa tille n’ont pas obtenu sur ce point tous les renseignements désirables, et que les divertissements de Pascal ne furent pas sans quelque rapport avec la liberté de mœurs d’une époque où la galanterie la moins v oilée s’asseyait jusque sur le troue. Le Discours sur les passions île l’amour semble le fruit d’une expérience qui, suivant la remarque deM. Cousin (ii), n’aurait pas été toute platonique, et ces folies du monde auxquelles se lixrait Pascal, ces horribles attaches, qu’au dire de sa sœur Jacqueline, lui reprochait sa conscience (3), furent peut-être le ré-
(1) « Le secrétaire de Port-Royal a donné de justes sujets de croire qu’il n’était pas si chaste que Joseph, et que, s’il n’avait été dépouillé d'une autre façon que ce patriarche, peut-être qu'il n’aurait pas fait tant d’invectives contre les casuistes (a) de ce qu’ils n’obligent pas les femmes à restituer à ceux qu’ellesont dévalisés par leurs cajoleries.» ( Brisacier, Lettres Provinciales , t. 111 , pag. 230. — Mémoires secrets de la république des lettres, in-lS, Amsterdam , 1737, t. I , pag. 354. )
(2) lier ne des Deux-Mondes , 15 septembre 1843.
(3) Lettre de Jacqueline de Sainte- Eu phé mie à madame
ai Dans la huitième Provinciale.