‹ L'amulette de Pascal pour servir à l'histoire des hallucinationsChapitre 34 sur 93 · I 7° PASCAL TOUT- A-FAIT VA I.FTL IH \ A ! H F · texte numérisé non relu

I 7° PASCAL TOUT- A-FAIT VA I.FTL IH \ A ! H F

la dernière phase de la \ie de Pascal une importance capitale, lorsqu’il s’agit de rapportera leur commune origine et ses anciennes souffrances et celles qui l’attendaient encore ; ces dernières, suivant la remarque de sa sœur, ri étant pas proprement vne maladie qui fut venue nouvellement , mais un redoublement des r/randes indispositions auxquelles il avait été sujet des sa jeunesse m).

Lorsque je lus pour la première fois ces pages touchantes où Gilherte Pascal raconte avec une si pieuse admiration les douleurs et la charité d’un frère dont les prodigieuses facultés la rendaient si fîere, je ne m’étonnai point qu’elle n’eùl pu comprendre ni ses scrupules exagérés, ni ses efforts

pour échapper a l’affection des siens et pour détourner d’eux la sienne. Mais ce qui causa ma surprise, c’est que depuis près de deux siècles une science ferme et désintéressée n’ait pas encore démêlé dans l’opuscule même de madame Périer, la cause, pour¬

tant si manifeste, de ces scrupules et de ces efforts.

A trente ans, dit cette excellente sœur, c’est-àdire peu de temps après I accident du pont de jNeuilly , la vision du mois de novembre , et le dernier retour à Dieu qui en fut la suite, à trente ans, Pascal était toujours infirme, et c’est depuis ce

1) Madame Périer, ouvrage cité , pag. üo.

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temps-là, ajoute— t—elK' , qu’il embrassa la manière

de \i\re où il persévéra jusqu'à sa mort (i).

Après avoir passé quelque temps à la campagne, il revint à Paris, et il y changea de quartier, afin de briser plus sûrement toutes ses relations purement mondaines (v>.\ Il se revêtit d’un cilice, et, lorsque, dans des conversations pourtant toutes pieuses ou toutes charitables, il lui prenait quelque mouvement de vanité, d’un coup de coude il enfonçait dans sa chair les dents de fer de la terrible ceinture , et en réprimait ainsi les élans ÇS). Ses forces, et peutêtre quelque reste de sentiment des convenances, ne lui permettant pas de préparer lui-même ses aliments , et le mauvais état de son estomac, altéré jusque dans ses fonctions digestives par les progrès de l’h\ poeondric , le forçant à en prendre d’assez délicats, il allait au moins humblement les chercher lui-même à la cuisine (4) , puis faisait en sorte, en les mangeant, de les goûter le moins possible (5).

Toutefois cet état de souffrance était loin d’avoir xin.

Les 1‘nniiiunies. Fatigue ri

redoublement de maladie.

1) Madame Périer, ouvrage cite , pag. 27.

(2) Ibid., pag. 2.S.

(3) Ibid, pag. 3û.

(à) Ibid. , pag. 28.

(5) Ibid, , pag. 30.

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