‹ L'amulette de Pascal pour servir à l'histoire des hallucinationsChapitre 44 sur 93 · AUTOPSIE CADAVÉRIQUE DE PASCAL · texte numérisé non relu

AUTOPSIE CADAVÉRIQUE DE PASCAL

maladies, n’était pas en très grand honneur, et ne pouvait être que fort imparfaite , ce sont eux qui ont l’idée de faire ouvrir son corps , et les organes qu’y examinent particulièrement les médecins , ce sont encore ceux du ventre et de la tète. Il n’est pas trop facile de savoir, d’après ce qui nous est dit des résultats de leur examen, quelles lésions ils y découvrirent. Mais on voit qu’ils crurent à une altération profonde de l’estomac et des intestins d’une part, et du cerveau de l’autre part. Ils pensèrent même , d’après une théorie humorale qui remonte au moins à Galien et 11’en est pas plus respectable , que l’absence anomale des sutures du crâne dans Pascal devait être rattachée aux violentes douleurs de tête auxquelles il avait été sujet durant toute sa \ie. Mais ce qui leur parut le plus considérable dans les lésions observées sur sa dépouille, et ce à quoi ils attribuèrent plus particulièrement sa mort et les derniers accidents qui l'ac compaqnérent , ce furent deux altérations de la surface du cerveau , qui, bien qu’assez mal indiquées, me paraîtraient avoir constitué un double ramollissement local de sa substance, dans lequel ou autour duquel se serait fait quelque épanchement de sang.

En somme donc, d’après les médecins mêmes de

RESUME. IQl

Pascal, et leur témoignage, qu’on ne l’oublie pas, fut provoqué par ses amis et conservé par sa famille, l’organe chez lui le plus profondément et le plus anciennement malade aurait été le cerveau , le centre de tous les centres nerveux , la condition par excellence de la vie et de la pensée, enfin, et pour le répéter, le siège principal de la terrible maladie qui chez ce mélancolique sublime troubla si misérablement l’une et contribua à donner un nouveau cours à l’autre.

Je viens de rétablir dans la vie de Pascal toute xx-

Résumé de ce

une partie qui, jusqu’à présent, avait été presque 2tVbii's«i- "ralp° entièrement passée sous silence , et dont surtout il dîTrascai^iTso» n’avait été tenu aucun compte dans l’appréciation 8en" ' des phases diverses de son génie et de ses couvres les plus élevées. Si tous les faits qui la constituent sont vrais, et il est impossible d’en nier aucun, il me semble tout aussi impossible de ne pas appliquer à cette appréciation les conséquences qu’ils renferment. Ces conséquences, après s’ètre plus d’une fois fait jour dans l’essai de restauration (pii précède, entreront pour une grande part dans le résumé que je vais en faire.

Pascal avait montré dès le berceau une de ces organisations supra-nerveuses , presque toujours en

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