‹ L'amulette de Pascal pour servir à l'histoire des hallucinationsChapitre 47 sur 93 · QUI DF.VIF.NT · texte numérisé non relu

QUI DF.VIF.NT

sifde Dieu, il reçoit avec une sorte d’indifférence l’annonce de la mort de. sa soeur Jacqueline, que jadis il avait tant aimée (1), faisant ainsi voir, suivant les expressions de madame Périer, qu’il n’avait mille attache pour ceux mêmes qui lui tenaient de plus près (2), et ne voulant pas que les autres en eussent pour lui, qui n* était , disait-il , la fin de personne (3). Désormais tout son attachement était pour les pauvres , parce qu'en eux encore il aimait les membres de Dieu (4). Leur vouer ses soins, sa vie tout entière, telle était, suivant lui, la rocacation générale des chrétiens (5) , la seule omission de cette vertu étant cause de la damnation '6). Aussi se proposait-il bien, s’il revenait à la santé, de se consacrer sans réserve à leur service 7), et engageait-il sa sœur, madame Périer , à partager ses soins entre eux et sa propre famille C’est par ce sentiment de charité envers les pauvres que, dans le fort de sa dernière maladie , il quitta sa maison pour ne pas en éloigner un vieillard que depuis longtemps

(1) Madame Périer, ouvrage cité, pag. 5t.

(2) Ibid., pag. 52.

(3) Ibid. , pag. 5/|.

(4) Ibid., pag. /il, /|2, 43, 59.

(5) Ibid., pag. 45.

(G) Ibid., pag. 40.

(7) Ibid., pag. 08.

(8) Ibid., pag. 45,

SA SEULE HASEK.

il \ avait re^u, et dont le lils, atteint de la petitevérole, eût pu la communiquer aux enfants de madame Périer (1). Vinsi encore eût-il désiré qu’on donnât les mêmes soins qu’à lui à quelque vieux pauvre, qu'il eût fait entrer dans la maison de sa sœur, où il était allé en quittant la sienne (2). Ainsi enfin n’axant pu obtenir qu’on sc rendit à ce vœu, il demanda à être transporté à l'hospice des Incurables, pour n’v être pas mieux traité que ses chers pauvres et v mourir au milieu d’eux (jj).

i Vieil de plus respectable assurément, de plus digne d être proposé pour modèle , que la pratique de toutes ces vertus chrétiennes, si bien d’accord dans leur modération avec les lois de la nature et les préceptes de la morale. C’est leur exagération seuil1 qui est blâmable, et celte exagération dans Pascal avait frappé même sa pieuse sœur ' Mais pour lui il n'v avait plus qu’un but à atteindre, se rendre digne de la grâce divine, et pour y arriver rien ne lui coûtait. Celte grâce, a-l-on dit à propos de lui, se fait connaître dans les grands esprits par les petites choses (5), et ce mol, qui n’était pas

(1) Madame l’érier, ouvrage cité, pag. (>/|.

('2 Ibid., pag. 7 i , 72.

■ d Ibid., pag. 7-.

(Zi) Ibid., pag. Vl 48, ■> I >2, à a. ô) Ibid., pag. (j2.

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