‹ L'amulette de Pascal pour servir à l'histoire des hallucinationsChapitre 50 sur 93 · IL I, K 1 A · texte numérisé non relu

IL I, K 1 A

«juels il sort du secret de la nature (/ui le couvre. Lui-même il avait été le sujet d’un de ces coups extraordinaires, et Dieu, qui lui était apparu naguère, venait en quelque sorte défaire un nouveau miracle à sa prière. Ce miracle de Port-Royal paraît avoir été l’occasion du dessein qu’il avait formé d’écrire VApoloyie du Christianisme , comme sa vision, en le poussant vers cette sainte retraite, avait été l’occasion des Provinciales. Dans ces deux ouvrages, qui sont deux actions, c’est toujours le dogme de la grâce efficace, l’assistance nécessaire de Dieu, qu’il s’attache à prouver et défendre, et l'on se tromperait fort si l’on attribuait cette détermination à scs liaisons avec Port-Royal ; on prendrait ainsi l'effet pour la cause. Ce n’est que par une appréciation superficielle et fausse de la nature d'esprit de Pascal et des faits les plus considérables de sa vie, qu’on a pu regarder comme l'effet du hasard qu’il ait pris parti pour Jausénius contre Molina , pour Port- Royal contre les jésuites i). Quand Pascal se lia avec les pieux solitaires, ses convictions sur la doctrine d-’ la grâce étaient arrêtées par la parole de Dieu même, et ce ne fut pas Porl-Ro\al, mais la grâce, qu’il voulait et venait défendre, iiv parut bien

(1) NépoinucciH! Lomercier a t’ait colle supposition, pag. 17 de 'a .\ olive sur Moisi Misent.

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