ET LA DÉFEND
lorsqu’au milieu des persécutions exercées contre ce monastère , Nicole , Arnaud et quelques autres de ses plus illustres hôtes consentirent «à la signature du formulaire par une addition qui pouvait paraître un abandon coupable du dogme de la Grâce efficace , telle que l’entendait Jansénius. A ce moment Pascal, se séparant de ses timides amis , montra qu’il était plus janséniste qu’eux -mômes. Mieux qu’eux, il maintint la doctrine de saint Augustin et de saint Thomas contre les attaques détournées des jésuites, et la maintint , comme nous l’avons vu, jusqu’à en perdre la parole et la connaissance. C’est que plus qu’eux il avait la certitude de la vérité et de la nécessité de celte doctrine. Sa foi, à cet égard, était une foi qui a vu , et cette foi qui fait les martyrs est la seule qui ne compose jamais.
C’est donc appuyé sur une conviction réellement inébranlable que Pascal , préparé par de longues études à cette œuvre, qu’il regardait comme une œuvre d’expiation et de salut , \int défendre la religion et la grâce contre les violentes agressions des incrédules et les subtilités relâchées des disciples de Loyola. Fidèle au double enseignement de son siècle et de sa famille, c’est par la religion qu’il était arrivé à la grâce. Dompté et illuminé par la maladie, c’est par le sentiment de la grâce qu’il