‹ L'amulette de Pascal pour servir à l'histoire des hallucinationsChapitre 64 sur 93 · LES AMIS MONDAINS DE PASCAL · texte numérisé non relu

LES AMIS MONDAINS DE PASCAL

jamais assez pour y tacher ses ailes divines , serait , je crois , un peu s’aventurer. Il ne serait pas même impossible «pie ce contact leur eut coûté quelque plume; car, comme il le dit lui-même , peut-être par un remords de ses joies de ce temps-là, c’est par leurs vices que les grands hommes sont du commun des hommes , et par ce bout qu’ils tiennent au peuple (i).

(1) Il ne faudrait pas croire que je dis ici de Pascal des choses qui n’en ont jamais été dites. Ou connaît déjà les conjectures pleines de délicatesse de M. Cousin au sujet du Discours sur les passions de l'amour. M. Sainte-Beuve est allé plus droit au fait. Sur ce principe excellent qu'il faut voir les grands hommes du plus prés possible , tels qu'ils oui éle , dans leur tempérament , sous leur écorce (a) , l’exact et ingénieux critique entre dans des détails d’une grande franchise sur le luxe et les dissipations de Pascal avant l’accident de Neuilly. 11 voit à cette époque dans le futur auteur des Pensées un petit-maître, élève de Montaigne, un homme à la mode , passant sa jeunesse , menant sa fronde cl faisant rouler sur le pavé de Paris son carrosse à six chevaux. Il ne recule même pas devant celle conclusion que , par suite de ce train de vie véritablement fastueux et hors de proportion avec sa fortune, Pascal pouvait bien être joueur { b:. Je irnuvel’insinualion un peu hasardée. Jen'ose croire qu’ellesoit autorisée par les travaux arithmétiques que Pascal entreprit alors, à la demande de son ami Méré, sur les règles des partis, ou plus particulièrement sur les coups de dés.

a) Port-Hoyul, Paris, t. I, 1840, p. 82, 344, 40 à.

(b) /but., t. Il, 1842, p. 480, 490, 401, 041.

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