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quand cola lui plaisait, que le I*. l\I. (1). Cependant ce grand esprit croyait toujours voir un abîme à son côté gauche, et \ faisait mettre une chaise pour se rassurer. Je sais l’histoire d 'original. Ses amis, son confesseur, son directeur, avaient beau lui dire qu’il n’\ avait rien à craindre, que ce n’étaient que des alarmes d’une imagination épuisée par une étude abstraite et métaphysique; il convenait de tout cela avec cu\ , et un quart d’heure après il sc creusait de nouveau le précipice qui l’effrayaitfo.).»
Cette allégation est formelle , et il n’y a pas à douter de la nature du fait sur lequel (die porte. .Mais l’écrivain dont elle émane a-t-il le droit d’en être cru sur parole ? L’abbé J. -J. î’oileau était-il un auteur tellement grave, un homm > surtout tellement considéré , que son témoignage puisse avoir une telle autorité? Avait-il en second lieu donné une attention suffisante et suffisamment éclairée aux faits du genre de celui qui est rapporté dans sa lettre ? Enfin ce fait pouvait-il lui cire aussi bit 11 connu
(1) Probablement Se Père Masco ron, qui fut te protecteur et l’ami de l’abbé lîoileau.
(2) Lettres de N . II. sur differents sujets de morale et de piété, Paris, in-i‘2, t. I, 1707, Lettre \.\l\, pa^. 20ü, 207. — l ii second \o!ume de ces Loi ire s fut publié en 1742. On \ fait connaître le nom de l’auteur des deux volumes, et on y dit quelque chose de ot vie.
I A ni MK IMAGINAIRE.
iju'ii le prétend, et, comme il le dit, d’original ! Je crois pouvoir dans ce qui \ a suivie montrer que, soit en lui-même, soit sur ce fait particulier, le témoignage de l’abbé Boileau réunit en effet ces trois conditions.
L’abbé .l.-J. Boileau, (ju’il ne faut pas confondre avec un autre abbé Boileau, frère du satirique, et auteur de Y Histoire dos flagellants (i), l’abbé J. -J. Boileau ne peut sans doute être donné pour un écrivain Lien recommandable. Son nom ne fait pas même partie de ceux de second ou de troisième ordre qui comblent dans les annales de la gloire littéraire les intervalles des grands noms. Ses ouvrages ne sont guère connus que des biographes, ou des hommes que la nécessité ou le hasard de leurs études a conduits à les consulter. Toutefois l’abbé Boileau est loin d’être sans habitude de l’art d écrire. Son shle, quoiqu'un peu recherché, est clair, cor-
(l) Il ne faut pas non plus le confondre avec l’abbé Charles Boileau, prédicateur assez goûté à la cour et membre de l’Académie française, sur qui son tendre confrère, Jean Racine, lit l’épigramme suivante, qui coupait des deux côtés. « Pourquoi, demandait la Cbampmôlé à son illustre amant, pourquoi la Judith de Boyer, qui vient de tomber à la rentrée de Basques, avait-elle été assez bien accueillie du public pendant le carême? — C’est, répondit Racine, que pendant le carême les sifflets étaient ;'i Versailles, aux sermons de l’abbé Boileau.