‹ L'amulette de Pascal pour servir à l'histoire des hallucinationsChapitre 87 sur 93 · LABBÉ BOILEAU · texte numérisé non relu

LABBÉ BOILEAU

l'abbé Boileau est l’allégation la plus ancienne et la plus grave de cette circonstance de la \ie de Pascal , il n’est pourtant pas la source exclusive des assertions qui s’> rapportent.

.le regarde comme assuré, par exemple, que Bossut, qui, dans sa préface, dit formellement que Pascal croyait voir de temps en temps à côté de son lit un précipice prêt à l’engloutir , n’admet pas ce fait sur la seule autorité de l’abbé Boileau, que, du reste, il ne cite pas. Bossut, entre autres contemporains de Marguerite -Périer , avait pu connaître le P. Guerrier (i), ce dernier représentant des familles Périer et Pascal , et apprendre de lui le fait qu'il rapporte avec tant d’assurance. V son défaut il pouvait le tenir de M. Guerrier de Bezance, lequel lui avait communiqué un des recueils de cet oratorien, qui était son oncle. Peut-être, enfin , en avait-il trouvé quelque chose dans celles des copies des papiers de Marguerite Périer qui ne sont pas venues jusqu’à nous , et dont il put aussi faire usage pour son édition dos œuvres de Pascal. Cette conjecture

(1) Bossut était né en 1730, et le 1\ Guerrier a du vivre, ou peu s’en faut, jusqu’en 1770. Ce dernier fait résulte du témoignage de M. f'augérc, qui dit que M. Bellaigue de 11abanesse, né en 1758, avait reçu une partie de son éducation du I’. Guerrier l’oratorien. (Pensées, fragments et lettres de Utaise Posent, t. I, Introduction, pag. fil.)

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