‹ L'an deux mille quatre cent quaranteChapitre 19 sur 46 · C PI A P I T R E X L I · texte numérisé non relu

C PI A P I T R E X L I

Les Impôts ( a ) .

Dites - moi , je vous prie , comment se lèvent les impositions publiques ; car votre

qui s’emporte sous la main d’un mauvais écuyer, qui le renverse et le foule aux pieds , auroit obéi au frein sous la baguette d’un maître intelligent 5 on l’eut vu remporter le prix d’une course glorieuse. La foiblesse des passions indique notre indigence. Qu’est-ce en. effet que ce citoyen pesant , taciturne , dont l’aine insipide n’a de goût pour rien, qui est paisible parce qu’il est inactif, qui végète, conduit facilement par le magistrat , parce qu’il ne sent aucun désir ? Est-il homme ou statue ? Mettez auprès de lui un homme tout plein de sentikiens vifs : il se livrera à l’impétuosité de ses passions et il déchirera ie voile des sciences 5 il fera des fautes, et il aura du génie. Ennemi du repos , avide de connoLsances -, il puisera dans le choc du monde cet esprit élevé et lumineux qui servira la patrie \ il donnera peut être prise à ia censure 5 mais il aura déployé toute l’énergie de son aine : les tachesqui la couvroient disparoitrout , parce qu’il aura été grand .et utile.

( a ) Mes amis , écoutez cet apologue. Devers i’ori-

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