CHAPITRE X L Y
Chris ti anisme.
Ij’esprit du christianisme ordonne , je crois, de regarder comme frères tous les hommes, sous quelques gouvernemens qu’ils vivent, et quelque culte qu’ils professent.
Les chrétiens de toutes les communions avoient quitté les bannières de Pierre, de Luther et de Calvin , pour se réunir sous l’étendard de Christ ; ils n’avoient plus désormais qu’un symbole , qu’un culte et qu’une église. Un digne chef de l’église romaine avoit opéré le rapprochement désiré de toutes les sectes chrétiennes. Eh ! quel spectacle que celui de toutes les nations , adressant dans la même langue les mêmes hymnes à l’Etre suprême (a) î
(a) L’esprit humain demande à être guéri insensiblement de ses erreurs j mais c’est l’opinion qui doit combattre l’opinion.
Quelles sont les idées qu’il faut sur-tout ménager et qui demandent un génie circonspect ? ce sont les