‹ L'an deux mille quatre cent quaranteChapitre 32 sur 46 · Tome II, K · texte numérisé non relu

Tome II, K

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Toutes les lois civiles furent donc abrogées le même jour , et le nouveau code , changé d’après la volonté générale , reprit sa vigueur pour cent années seulement.

reçoit pas une prompte exécution , s’use et dépérit ; les inconvéniens remplacent les avantages.

Tel projet doit éclater comme un coup de foudre ; s’il est pressenti , la foule des médians intéressés aux abus , se serrent , se réunissent , forment des complots invincibles. Quoi ! la vertu n’aura - t - elle jamais l’audace qui caractérise le vice ? d’où vient qu’elle manque de courage ? il en faut pour une révolution. Dès que les idées sont descendues dans les tètes, pourquoi tarde-t-on à frapper le coup régénérateur ? Si par des ménagemens timides , ou plutôt coupables , on laisse au mal qu’on aperçoit le temps de s’enraciner , tout est perdu , dès que l’époque fixée pour le renouvellement est passée 5 le flambeau allumé pâlit, s’éteint, et le dernier terme du malheur est de croire à l’impossibilité du bien.

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